Bonjour à toutes et tous !

Ce blog est consacré uniquement à la fic Yaoi !

Yaoi = Relation entre hommes pour ceux qui ne savent pas !

 

Ce blog ne convient absolument pas aux personnes mineurs

Les fictions sont réservées à un public avertis de plus de 18 ans !

 


Je remercie chaleureusement toutes celles et ceux qui me laissent un commentaire, ça fait toujours plaisir ! -bah oui, je suis comme ça ^^ -


Si vous voulez suivre la parution des chapitres, notemment à partir de juillet où je ne mettrai pas les liens hyper-textes pour relier les titres de chapitres et chapitres, abonnez-vous à la newsletter ! Je serai certainement abs à partir de mi-juillet, jusque septembre-octobre. Je prépare plusieurs articles pour cette dernière.(à savoir que je ne publie pas de newsletter, mais que vous aurez un avertissement pour tous articles sortit)

Il y a aussi un forum qui, je le sais est long à se monter (désolée, je peux pas écrire et être sur le fofo. mais, je vais y arriver ^^).


Je publie sur FanFiction sous le pseudo : Jijisub

et Fanfic.fr sous le pseudo : Benihime.


L'adresse du forum : Bleach Fever Yaoi !


Voilà, j'espère que vous passerez un agréable moment avec moi... à bientôt et bonne lecture !

Je remercie infiniment : Ernia, Sheik', Leeloo, Gabryhell de Bêta Reader mes textes ^^

Et Seeliah pour son aide précieuse depuis mi-avril en tant que "Fukutaïcho" . Si vous avez des questions durant mon abs, adressez-vous à elle.

Mercredi 8 juillet 2009






Bonjour à tout le monde... beaucoup d'entre vous m'ont demandé de mettre mes playlist... enfin, les musiques que j'utilise pour écrire mes fics. Donc, voici la playlist "Remember". J'espère qu'elle vous séduira ^^




Sinon :

Couple : Hisagi x Renji
Genre : Shonen aï / Drame
Rating : K+
OS dédicacé à KISA ! Joyeux anniversaire...
Disclamer : Bleach appartient à Tite Kubo.


Auteur : Jijisub
Scénariste / Bêta Reader : Seeliah
 
Synopsis :

Hisagi croise Renji avec Byakuya dans le Sereitei et se souvient brutalement de leur relation et du même regard dont il le couvait autrefois...



Hisagi traversait le Sereitei d'un pas pressé. Bientôt, le nouveau capitaine de la 9ème division allait être nommé et toute sa division était en effervescence. Il y avait maintenant presque un an que la guerre contre Aïzen avait pris fin et il ne savait pour qu'elle raison, il se sentait envahit par une certaine langueur. L'homme sera un peu plus les papiers qu'il apportait au Soutaïcho et quand il releva la tête,  il s'arrêta brutalement.


A peine à une centaine de mètres, se tenaient Byakuya Kuchiki et son fukutaïcho... Renji Abaraï. Le cœur du brun se crispa lorsque ses yeux noirs se posèrent sur le shinigami aux cheveux rouges qui dévorait son supérieur du regard. Une boule se forma dans sa gorge... Ses paupières se fermèrent... Et dire qu'il y a quelques années en arrière, c'était à lui que s'adressaient ces regards passionnés... Est-ce qu'au moins Kuchiki s'occupait bien de Renji ?


Hisagi fit un pas en arrière pour qu'on ne le voit pas, avec l'impression d'être un stalker. Il s'adossa contre le mur et appuya sa tête dessus. Ses mèches d'encre contrastaient sur les pierres immaculées.


Renji...


Ce nom, combien de fois l'avait-il murmuré avec amour et ferveur par le passé ? ...Combien de fois l'avait-il gémit avec douleur ces dernières années ? Un soupir s'échappa de ses lèvres et ses yeux noirs fixèrent le ciel bleu au-dessus de lui comme s'il pouvait y trouver un soutien. Une voix, un écho venu d'un passé très lointain, lui revint brutalement en mémoire...


« - Sempaï ! Attendez-moi...


Hisagi s'était arrêté pour observer son Kouhaï qui se précipitait vers lui.

 

-         Hum ?

-         Je... je voulais savoir si... si votre cicatrice allait mieux ?

 

Le Shinigami de dernière année porta inconsciemment la main à son visage encore tuméfié, suivant la plaie du bout des doigts. Son regard fixait Renji et son cœur s'emballa soudain quand il vit la flamme allumée dans les yeux rouges. Il était sûr de ne pas se tromper sur le message que lui envoyait le jeune homme face à lui.

 

-         Je... Oui... la douleur a disparue. Par contre...

 

Hisagi fit une grimace en y songeant :

 

-         Je pense en garder une trace toute ma vie !

-         Ça vous va plutôt bien ! Essaya de le rassurer Renji qui rougit soudain en pensant à ce que pouvait induire sa phrase.

 

Le plus vieux, un sourire narquois au coin des lèvres, répondit :

 

-         Vraiment ? Seriez-vous sensible à mon charme ? fit-il d'une voix à la fois charmeuse et moqueuse.

 

Le cœur d'Hisagi battait plus vite malgré l'air dégagé qu'il avait pris pour répliquer au jeune homme. Renji rougit violemment mais il ne baissa pas les yeux, ces derniers au contraire, s'étaient embrasés. Shouhei murmura en se penchant vers son kouhaï :

 

-         Ne me regarde pas comme ça... je pourrais prendre ça pour de la provocation...


Renji le fixa sérieusement et répliqua :

 

-         Et si c'en était une ?

-         Oh... Dans ce cas... tu ne verrais aucun inconvénient à ce que je  fasse ça...

 

Et il s'empara des lèvres du shinigami aux cheveux rouges. Hisagi était stupéfait par son audace et surtout par la manière dont il prenait la bouche du jeune homme... avec voracité. L'urgence s'était emparée de lui dès le premier effleurement... Sa langue caressait les lèvres pleines du roux dont les mains s'étaient emparées du revers de son shihakusho pour rapprocher leurs corps. Leurs respirations étaient devenues précipitées tandis que Renji répondait fiévreusement à son baiser...


Ce souvenir en amena d'autres, pèle-mêle. Hisagi se souvint de manière accrue de la robustesse du corps de son ancien amant... La première fois qu'ils avaient fait l'amour, ses mains qui défaisaient lentement le shihakusho de Renji qui soupirait entre ses bras... Son cœur qui s'était affolé en voyant les tatouages tribaux qui recouvraient son torse, quoique à l'époque, ils n'étaient pas aussi nombreux qu'ils l'étaient aujourd'hui, sa langue en avait tracé les moindres contours... Les réactions de Renji  alors qu'il lui taquinait les tétons... ses râles lorsqu'il lui caressait ses fesses ou la rougeur qui envahissait ses traits au moment de l'orgasme...


Toute cette mosaïque de souvenirs envahit son esprit sans qu'il cherche vraiment à s'en défendre. Mais le « couple » s'était éloigné et il avait un travail à accomplir, aussi repoussa t-il ces images d'un passé doux-amer.


Hisagi quitta son mur et repris la direction de la première division. Combien de temps encore les images défileraient dans sa tête en y semant la même souffrance ? Et comme si cette interrogation leur avait donné une force nouvelle, les souvenirs revinrent et une fois de plus, Hisagi se laissa submerger par la vague. Douleur honnie, douleur chérie...


Le souffle de Renji caressait son épaule nue, sa bouche gourmande  égratignaient sa peau par l'entremise de ses dents...


Hisagi eut un frisson, comme il revivait la scène, se souvenant avec une acuité terrible de ce moment où Renji l'avait pris dans ses bras.


« - Sempaï... laisse-toi faire...

 

Hisagi resta figé alors que Renji venait coller son corps derrière lui. Shouhei sentit l'érection évidente de son amant et son corps réagit immédiatement en sentant le désir de l'autre. Les mains de Renji glissèrent vers son obi...

 

-         Laisse-moi t'aimer Sempaï...

 

Cette voix grave chargée de désir l'affolait malgré le calme qu'il affichait toujours. Hisagi  ferma les yeux et s'appuya contre le torse derrière lui. Ce fut sa seule réponse et cela sembla convenir au roux qui murmurait des mots d'amour  dans son cou:

 

-         Tu es si sexy Shouhei... Lorsque je te vois, je ne peux pas m'empêcher de te désirer. Je t'aime tellement, Sempaï ! Tu crois qu'un jour nous serons fatigués l'un de l'autre ? Cette simple pensée m'effraie. Reste avec moi... toujours...

 

Le bruissement de ses vêtements qui glissaient sur le sol empli sa mémoire.

 

Les mains de Renji parcouraient son corps comme un artiste jouant d'un  instrument... tirant de lui des notes, des soupirs incontrôlables qui s'échappaient de ses lèvres... et au milieu de cette déferlante de sensations charnelles et d'amour, il avait péniblement réussit à retrouver sa voix et ses mots :


-         Peut-être que c'est toi qui me quittera... glissa t-il dans un  gémissement rendu luxurieux sous les caresses plus intimes que son amant lui prodiguait. Tu te lasseras de moi...

-         Jamais !

 

Le regard franc et sincère de Renji avait plongé dans le sien et puis, le roux repris avec une passion si brûlante que Shouhei en ressentait encore le feu des années plus tard :

 

-         Je t'aime tellement... et tellement fort ! J'imagine mal ma vie sans toi... »


Dévasté au souvenir de ce qui n'était plus désormais, Hisagi passa une main dans ses cheveux noirs et souffla :


-         Moi, je la vie ma vie sans toi... Peux-tu imaginer comme... comme c'est dur ?


Pendant qu'il plongeait en arrière dans le temps et ranimait sa peine, ses pas l'avaient mené à destination. Pourtant, quand le jeune homme s'arrêta devant la porte du Soutaïcho, il lui fallut un instant pour se rappeler ce qu'il venait faire là. Il se repris rapidement et frappa discrètement à la porte. Ce fut Sasabike qui lui ouvrit :


-         Oh... Hisagi Fukutaïcho, nous ne vous attendions pas aussi rapidement !

-         J'ai terminé mon rapport, comme vous souhaitiez me voir au plus tôt, je...

-         Entrez ! coupa l'homme aux cheveux argent avec un sourire réconfortant.


Il le précéda jusqu'au bureau du Soutaicho et s'effaça pour le laisser passer quand ils y furent.


-         Hisagi Fukutaïcho, je voulais vous voir. Je suis heureux que vous veniez aussi rapidement.


Sasabike posa le rapport qu'avait fourni le jeune homme sur le bureau. Yamamoto haussa un sourcil approbateur et il murmura :


-         Bien... bien... toujours aussi efficace.


Un silence s'installa et Hisagi se demanda pour quelle raison on l'avait convoqué.


-         Je ne vais pas tourner longtemps autour du pot, repris Yamamoto. Votre nom a été proposé pour que vous soyez le nouveau Taïcho de la 9ème division.

-         P.. Pardon ?

-         Donc, je vous demande de vous préparer pour l'épreuve qui aura lieue la semaine prochaine.


Hisagi était abasourdi. Yama-jii avait continué sur sa lancée sans attendre et s'interrompit en voyant l'air écarquillé du jeune homme. Il expliqua :


-         C'est Byakuya Kuchiki qui a proposé votre nom.


Le jeune homme encaissa le coup mais il lui semblait que son sang se répandait inexorablement de cette blessure invisible.


Pourquoi lui ?


Le Soutaïcho repris mais Hisagi accorda à peine de l'importance à ce que l'homme lui racontait, l'esprit tout entier englué dans ce « pourquoi ?». Il quitta la première division anéanti et conscient qu'au contraire, il aurait du se sentir heureux et honoré de sa promotion, mais...


Être proposé à ce poste par l'amant de son ex ?


C'était improbable comme situation ! Tellement, qu'il aurait pu en rire si en cet instant la colère et la douleur accumulées toutes ces années et si soigneusement étouffées jusque là, ne remontaient pas en lui avec la violence un typhon balayant tout sur son passage.


Hisagi utilisa le shunpo pour se défouler et partit s'isoler sur le terrain d'entraînement de sa division où il laissa éclater l'orage jusqu'à épuiser toute sa colère. Puis le jeune homme s'installa dans les gradins du stade de manœuvre, physiquement apaisé mais... Jamais... jamais, il n'aurait cru vivre ce genre de situation ! Le dernier souvenir, le plus difficile, s'imposa à lui comme il pensait à Byakuya Kuchiki. Il se souvint, avec une acuité cuisante du jour où Renji lui avait tranché le cœur.


Renji n'osait pas le regarder et pourtant, ses paroles lui parvinrent avec cruauté, parce que sa voix, même hésitante, n'en était pas moins ferme :

 

-         Shouhei... je voulais te dire que...

-         Regarde-moi au moins en face quand tu as quelques chose  à me dire !

 

Le cœur du brun battait à une folle allure. Il savait déjà que Renji l'avait remplacé dans son cœur. Il l'avait su avant même que Renji ne le réalise lui même... Cependant il s'était tu, avait espéré, peut être, malgré l'évidence. Mais puisque Renji se décidait, il voulait l'entendre de sa bouche et la lire dans ses yeux, cette foutue sentence, pour qu'il puisse au moins tourner la page.

 

Enterrer ses sentiments. Il avait naïvement cru ça possible à l'époque.

 

Le roux obtempéra puis repris sans lâcher son regard.

 

-         Je... j'aime quelqu'un d'autre, Shouhei. Je suis désolé...


Hisagi se détourna pour accuser le choc. Les yeux rouges n'avaient pas eu la moindre défaillance. La détermination qu'ils affichaient lui avait porté la dernière estocade. Les mains du brun tremblèrent et il les ferma en poings pour le dissimuler. Et tandis que la douleur déployait ses poisons dans son cœur, il pris conscience d'une chose essentielle et aussi implacable que le désamour de Renji : Il aimait cet imbécile aux cheveux rouges de toute son âme... Ses épaules se raidirent sous le choc puis un sourire mélancolique éclaira ses traits un bref instant. La voix du roux lui parvint, lointaine :

 

-         Je vais te quitter et... je vais suivre...

-         Byakuya Kuchiki, termina Shouhei à sa place.

-         Comment le sais-tu ?

 

La voix était réellement surprise et Hisagi murmura, le cœur lacéré à chaque mot :

 

-         Si tu voyais ton regard lorsqu'il se porte sur la personne que tu aimes, tu ne poserais pas ce genre de question...

 

Un silence lourd accompagna ses paroles. Shouhei se dirigea vers  la porte de sa chambre et déclara froidement :

 

-         Veille à retirer toutes tes affaires avant que je revienne...

-         Tu vas où ? On peut discuter...

 

Hisagi se tourna et le regarda un long moment. Renji était incapable de parler et eut du mal à soutenir ce regard si serein en apparence. Shouhei l'avait-il aimé un jour ? douta t-il subitement...  Pourtant... une lueur fugace traversa les yeux noirs du fukutaïcho avant qu'il ne quitte la pièce sans un mot, un éclat d'amour, assez évident pour que le roux le reconnaisse pour ce qu'il était mais trop bref pour que Renji en mesure toute l'ampleur. 


Le brun se demanda brutalement, si sa réaction avait été la meilleure. Aurait-il du se battre pour garder le jeune homme aux cheveux rouges ? Un autre souvenir se dessina.


Renji avait coupé une herbe folle... Tous les deux étaient allongés dans une prairie, non loin du Sereitei... Renji le surplombait et caressait ses lèvres avec l'herbe haute qu'il passait sensuellement sur elles.


« - Sempai...

-         Hum ?

-         Tu crois que je vais m'en sortir avec ma nouvelle affectation ? J'ai peur de ne pas y arriver...

-         Imbécile ! Pourquoi tu n'y arriverais pas... Prends confiance en toi Renji ! Je suis sur que tu vas y arriver...

-         C'est vrai ?

-         Ne doute jamais de toi...

 

Les doigts d'Hisagi caressèrent la joue du roux qu'il dévisageait avec tendresse. Son cœur se gonfla d'amour pour lui. La main de Shouhei glissa sur le shihakusho de Renji et il tira sur le tissus, obligeant l'étudiant à se pencher sur lui.

 

-         Je t'aime, crétin...

 

Avant que Renji ne puisse répondre, ses lèvres s'étaient emparées de celles de son amant. Il vit Renji fermer les yeux sous la caresse et se laisser guider par son sempaï avec un sourire satisfait. 


Hisagi soupira et referma comme il le put la porte de sa mémoire gravée au nom de Renji Abaraï. Il lui fallut un moment  pour cela et lorsque ce fut fait, il se leva... et croisa le regard rouge de Renji !


-         Sempaï, je suis venu pour te féliciter ! Le capitaine Kuchiki vient de m'apprendre que tu allais enfin avoir ton grade de Taïcho...


Le sourire que lui adressait son ex-amant réchauffa un peu ses os glacés, pourtant  Shouhei s'appliqua à offrir un regard neutre à son interlocuteur.


-         Merci... dit-il simplement.

-         Tu ne parles jamais beaucoup... se moqua Renji gentiment.


Le brun releva la tête à ces mots et déclara abruptement :


-         Les mots... les paroles... s'envolent ! Je pense que tu sais très bien toi-même qu'elles n'ont aucune valeur.

-         Shouhei... tu m'en veux toujours ?


Renji semblait surpris. Il lui gardait toujours rancune après tout ce temps ? Le roux était persuadé qu'Hisagi avait tourné la page depuis longtemps mais le regard blessé lui prouvait clairement, pour la première fois, qu'il n'en était rien. Le cœur de Renji se serra... mais pas autant que celui d'Hisagi.


-         Excuse-moi Renji ! J'ai peu de temps...

-         Tu fuis encore ?

-         Appelle cela comme tu le veux. C'est la seule chose que j'ai trouvé pour affronter... ton départ. Alors si tu trouves cela petit... que m'importe !

-         Pourquoi tu n'me l'as pas dit ?


Hisagi se tourna vers Renji. Ce dernier semblait sincèrement inquiet.


-         Ça aurait changé quelque chose ?


Un silence vint répondre à la question et un sourire ironique naquit sur les lèvres du brun. Hisagi secoua la tête et clôtura le sujet :


-         J'ai décidé de reprendre ma vie en main, sans toi ! Renji... je te souhaite bon courage...


Renji ouvrit la bouche et voulut retenir son ancien amant mais aucun son ne franchit ses lèvres et Hisagi laissa échapper un rire assorti à son sourire.


-         Prends soin de toi, Kouhaï...


Puis sans un regard de plus, le brun quitta les gradins et quelque minutes plus tard, il s'enfermait dans son bureau. Il resta appuyé un moment contre le battant, le temps de réaliser qu'effectivement, cette avalanche de souvenirs et sa brève entrevue avec Renji lui avait permit de faire enfin le deuil de cet amour qui s'éternisait vainement dans son cœur. Ou du moins, il commençait à le faire... 


« Oui ! Maintenant, je reprends ma vie en main. J'avance... Je trouverai quelqu'un d'autre à aimer... oui, peut-être qu'un jour, Renji, tu seras remplacé dans mon cœur comme toi tu m'as remplacé dans le tien... J'attends ce jour avec impatience... »




Auteur : Jijisub
Bêta Lecteur : Seeliah
- Communauté : Fan-Fiction Yaoi - Par Jijisub
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Mardi 7 juillet 2009

Faisons une Elipse Temporelle chez Jijisub, au cours de ce qui fut son premier jour de congé...


Dédicacé à un lecteur assidu qui se reconnaîtra ^^





Il faisait nuit noire en cette nuit d'été dans un petit village de Moselle paisible. La maison de Jijisub était endormis et aucun bruit ne brisait ce silence... jusqu'au moment ou... un gémissement de douleur et des réflexions étouffées se firent entendre.

 


-          Merde ! Chuchota de rage la voix de Grimmjow. Tu peux pas faire gaffe où tu marches shinigami ?

-          Ta gueule ! Marmonna Ichigo. T'as qu'à pas t'arrêter brutalement comme tu le fais !

-          Conn...

-          Hum... hum... Fit la voix paisible d'Aïzen. N'oubliez pas que nous sommes ici dans un but bien précis...

 


Un léger soupir exaspéré se fit entendre.


-          Arrête de nous faire la moral ! Déclara shinji. Et quitte ton air de faux-cul ! C'est toi qui nous a embarqué dans cette histoire...

 

-          Ccchhhhhhhhhhhuuuuuuuuuuuuutttttttttttttttttttttt ! Souffla Hisagi sur ces gardes. « Elle » pourrait nous entendre.

 


Un silence pesant accompagna ses paroles. Le faisceau d'une lampe de poche circula sur le visages des différents « voleurs » qui avaient entrepris la « mission ». C'est ainsi qu'on pu voir le visage de Aïzen passablement motivé, Shinji contrarié, Hisagi qui avait l'air d'avoir un fardeau sur les épaules, Byakuya impassible, Kensei qui fouillait dans ces poches pour chercher... Quoi au fait ? Szayel qui retirait ses mains qu'il allait poser sur Kensei distrait, Starck profondément ennuyé et qui se demandait ce qu'il faisait là... et Grimmjow enlaçant Ichigo. Ce dernier semblait crispé... En voyant le couple enlacé Shinji hurla :

 


-          Lâche tout de suite mon mari ! En dehors des fics... Tu n'as pas à poser un d...


Le blond ne put finir sa phrase, Byakuya exaspéré avait attrapé la lampe de poche de Renji et le faisceau lumineux parcouru un peu dans tous les sens les murs. Un bruit sourd se fit entendre et un « Ailleux » douloureux retentit dans l'escalier de la maison jusque là paisible.

 


-          Silence ! Fit la voix posée du noble.

-          Il a pris Ichi... Au fait, Ichi pourquoi tu te défends pas ? Demanda Shinji furieux en se frottant le crâne.

-          Je me débats en silence figure-toi ! Alors, arrête de râler !

-          Tu me feras penser à te « nettoyer » de cette plaie d'arrancar...


La voix de Renji hurla :


-          Mais vous allez fermer vos gueules ! Nous sommes ici pour voler les synopsis !


Byakuya se frappa le front et les autres bishonens oubliant leurs mission de départ et surtout le lieu « où » ils se trouvaient commencèrent à s'empoigner. Tant et si bien que lorsque la lumière éclaira le couloir personne ne le remarqua. Un « hum... hum » attira tout de même l'attention du groupe.

 


Tous se figèrent sous le choc. Chacun se rendit compte qu'ils se voyaient et pas uniquement à la lampe de poche. Lentement, Ichigo, Grimmjow, Byakuya, Renji, Aïzen, Starck, Shinji, Kensei, Szayel se tournèrent sur eux-même et en bas de l'escalier se trouvait Jijisub en pyjama, les cheveux en bataille et l'air pas trop réveillée (quoique... l'a t-elle réellement été un jour ?). La mine renfrognée de cette dernière ne rassura pas le groupe pris en flagrant délit.

 


-          Je peux savoir ce que vous faites dans ma maison à cette heure-ci ?


Après un petit silence, Sosuke suggéra nonchalamment :


-          Euh... on s'est perdu... 

-          Crétin ! Comme si elle allait te croire... Marmonna Shinji.

-          C'est de sa faute ! Déclara brutalement Szayel en montrant Aïzen du doigt.

-          Oui ! Firent en cœur tous les bishonens soudainement.


Sosuke haussa un sourcil et se désigna du doigt dans un geste d'incompréhension.


-          Moi ? Répéta t-il lentement.

-          C'est lui ! Confirmèrent le groupe.


Jijisub qui s'était appuyé contre le mur et observant les voleurs serrés les uns contre les autres s'ébouriffa les cheveux en baillant. Elle fixa un à un tous les protagonistes et demanda en soupirant :

 


-          Vous n'êtes pas venu pour me voler mes synopsis ?

-          Non !


La réponse fusa unanime et innocente.


-          Tant mieux... tant mieux... rétorqua Jijisub en baillant.


Soudain une lueur vint éclairer ses yeux bleus et un sourire pervers vint tordre ses lèvres :


-          Je vous en aurez fait baver deux fois plus si c'était le cas !


Tous les bishonens pâlirent tous autant qu'ils étaient. La menace eut son petit effet et Jijisub quitta le couloir en marmonnant :

 


-          Mais puisque vous n'êtes pas là pour ça, je vais me recoucher. Profitez de vos vacances Messieurs... Et fermez la lumière en partant...


Tous se regardèrent dans l'escalier, incapable de bouger. Grimmjow demanda tout de même :


-          On fait quoi maintenant ?

-          Crétin ! On remballe... tout ça à cause de son plan foireux ! Fit Shinji en montrant Aïzen. Quel idée j'ai eu de le prendre comme fukutaïcho. Et arrête de tripoter Ichi.... Et défend toi... toi ! Ailleux...

 


Shinji se frotta le crâne pour se tourner vers Byakuya qui lui dit froidement :


-          Arrête de hurler... Tu veux qu'  « elle » revienne ?


Tous se figèrent à cette seule expectative.



Jijisub qui se gratte la tête : Tss, peux jamais être tranquille... même en vacances faut que je les surveille...
Shinji : T'as qu'à nous libérer !
Jijisub : Peut pas...
Ichigo surpris : Pourquoi ? Nous on veut notre liberté... Tite est moins cruel avec nous que toi !
Jijisub : Vous voulez une émeute ? Vais me faire lyncher si je vous met plus en scène...
Shinji : Ouaih... trouve toi des excuses en plus !

Jijisub qui s'avachit sur son clavier : La ferme Shinji ! Soit heureux que j'ai repris un passé encombrant !
Shinji : Y'était temps... Tu te rends compte qu'Ichi et moi ont étaient plus ensemble depuis, depuis... une éternité ! D'autant que c'est MOI le vrai mari d'Ichi ! L'autre tâche va croire à vie que "son épouse" est Ichi... Comment t'as pu me faire ça ?

Ichigo : T'as finit 5 mn avec tes crises de jalousie ? J'ai la honte là...
Shinji : A ouaih ? Je vais te rappeler certaines scène alors...
Ichigo : Jiji... fait qqchose...
Jijisub : Ok... je vous raconterai tout sur la vie privée de Shinji et Ichigo et surtout sur les moments croustillants qui ont jalonné l'écriture des fics. Comme...
Ichigo : Si tu me délates, je te jure que je ne viens plus jouer dans tes fics...
Jiji : Maisssseeeeuuuuhhhhhhhhhhhh
Ichigo : C'est comme ça !
Jiji : Tsss ! Allez à plus...

Ichigo qui s'éloigne avec Shinji : Tu crois qu'elle les a planqué où ces synopsis ?
Shinji : T'inquiète... on trouvera et on y mettra le feu !

Jijisub de son côté qui regarde avec amour sa pile de synopsis et qui a de nouvelles idées en tête...
Kaname : Qu'est ce qu'on fou là ?
Zero : C'est effrayant ici... ça ressemble à un chateau hanté !
Kaname : Restons calme... Si on retourne sur nos pas... je suis sur que nous retrouverons le chemin de l'académie. C'est juste un bug !

Jijisub qui ricane... ah ouaih ?
Publié dans : Mes news - Par Jijisub
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Lundi 6 juillet 2009




Voilà le dernier chapitre... J'espère que ton cadeau t'aura plus jusqu'au bout Ernia !

Ma playlist pour cette fic... POur les curieux qui savent que j'écris en musique. Voici les morceaux qui m'ont inspiré ! A bientôt !







Renji ouvrit les yeux et rencontra le regard malicieux d'Ichigo. Son premier réflexe fut de lui rendre son sourire. La lueur qui pétillait dans son regard l'attendrirent. Il n'avait jamais vu les yeux du jeune homme aussi vivant. Vivant ? La voix de son mari le tira de ses pensées :


-         Renji... j'ai reçu un magnifique cadeau pour notre premier anniversaire de mariage.


Le Dieu fut surpris en entendant ces paroles. Il ne lui avait pas encore offert. Comment pouvait-il décréter qu'il avait reçu un cadeau et sans bouger du lit ? Ichigo se mit alors du bout des doigts tracer les tatouages qui ornaient le corps de Renji et ce dernier réalisa de ce dont il s'agissait. Un pin de glace vint recouvrir son cœur et son corps se raidit  par l'effroi soudainement. Renji chuchota la voix enrouée :


-         Tu... tu as recouvert la vue ?


Ichigo lui adressa un sourire quoique timide car dans les yeux de Renji la peur voilait son regard. Que se passait-il ? Pourquoi Renji réagissait ainsi ? N'était-il pas heureux qu'il ai enfin recouvert la vue ?


Renji attrapa le visage du roux entre ses mains. Son cœur cognait et ses mains étaient moites par la soudaine émotion qui l'étreignait. Son cerveau se vida de toutes pensées cohérentes. Il allait perdre Ichigo... se fut la seule chose qui restait, telle une empreinte indélébile.


Ichigo ne comprenait pas ce qui ébranlait autant son amant. Et il ouvrit les yeux de surprise lorsque sa bouche recouvrit la sienne comme jamais auparavant. Presque avec désespoir, comme s'il s'agissait de leurs derniers baisers. Ichigo s'accrocha aux bras de Renji comprenant confusément que quelque chose de grave se passait sans qu'il n'en sache la raison.


Aussi abruptement, Renji se détacha et caressa du pouce le visage angoissé de son amant. Le Dieu murmura :


-         Prend soin de toi Ichigo... Mon amour... Ne m'oublie jamais...


Et Renji sans qu'Ichigo ne sut comment se retrouva à la porte revêtu d'un kimono en soie noire. Il quitta la pièce après un dernier regard emplie d'une émotion contenue.


-         Renji ! Hurla Ichigo.


Le jeune homme bondit hors du lit et se précipita à la suite du Dieu mais Ichigo se perdit dans le dédalle de couloir. Il ne connaissait rien à cet appartement et ouvrant porte sur porte, il ne trouva qu'un duplex d'une beauté à couper le souffle mais qu'il refusait de voir, recherchant sans relâche son mari qui s'était comme envolé.


Ichigo ne croisa aucune âme qui vive dans cet immense appartement. Le jeune homme resta prostré sur le sol, revêtu en tout et pour tout d'un caleçon. Où était Renji et pourquoi l'avait-il quitté abruptement ?


°°0°0°°


Les semaines passèrent et Renji ne revenait pas. Ichigo qui avait trouvé un travail au sein de l'hôpital de la ville essayait de surmonter sa peine comme il le pouvait. Il ne comprenait toujours pas ce qui était arrivé ce matin là. Autant la première année de leur vie avait été un pur bonheur, autant... il sombrait dans les limbes du désespoir. Ichigo dormait très mal, s'alimentait à peine. Même s'il avait recouvert la vue, il n'était touché par aucune beauté d'aucune sorte. Le monde lui semblait gris et flou. Alors qu'il vivait dans un monde brillant et passionnant lorsque son amant était près de lui.


Les parents d'Ichigo était venu le voir et Mazaki avait été effrayé par la perte de poids de son fils. Elle essaya de le réconforter autant qu'elle le pouvait. A son soulagement, ses parents ne lui rendaient visite que l'après-midi. Il se voyait mal expliquer à ces derniers que ces repas se faisait tout seul et qu'il était servi toujours à l'heure où il avait un petit creux. Les plats étaient toujours ceux qu'il préférait d'ailleurs.


Ichigo n'était pas bête et il savait que cet appartement était comme possédé. Non, c'était pas le terme qu'il recherchait... comme si un monde enchanté tournait autour de lui. Le moindre de ses désirs même non exprimé était exaucé. Il ne manquait de rien et était couvert d'attention comme si Renji était près de lui. Pourtant, rien de tout cela ne le réconfortait.


Un soir de désespoir, n'en pouvant plus des milles attentions qui le portait sur les nerfs, il quitta l'appartement et se dirigea vers un bar. Il s'accouda au  comptoir et se commanda un whisky. La brûlure de l'alcool lui donna l'illusion de se sentir vivant. L'étourdissement rapide qu'il éprouva le soulagea et il leva rapidement un doigt pour recommander un autre verre... qui se succéda à un autre. La brume qui emplissait son cerveau lui fit un bien fou. Il ne pensait plus et Renji lui sembla soudainement plus proche depuis les six mois de sa disparition...


°°0°0°°


 Renji avait regagné son palais défait. Il ne croisa aucune âme qui vivent et c'était tant mieux. Le Dieu s'enferma dans sa chambre et se laissa glisser sur le sol. Les mains de ce dernier s'enfouirent dans la masse incandescente de ses cheveux. Le désespoir qui était gravé sur ses traits étaient profonde. Il avait l'impression d'avoir tout perdu. S'il n'avait pas réagit de cette manière, s'il n'avait pas quitté Ichigo... sa mère aurait envoyé ce dernier en enfer et lui aurait infligé certainement un supplice.


Le Dieu de l'Amour songea que sa mère avait tout calculé depuis le début. Comment pouvait-il en être autrement ? Il avait pensé naïvement qu'elle ferait en sorte qu'il soit heureux... Pourtant, son premier mariage était la preuve de sa fourberie. Rangiku avait essuyé les pots cassés. Malgré la malhonnêteté de Nell, elle ne s'était jamais plainte et pourtant parfois, il l'avait vu pleurer seule dans son coin.


Renji entendit tambouriner à la porte et la voix de Yachiru se fit entendre.


-         Père... ouvrez ! Je sais que tu es là... Ne restez pas seul...Je... je sais ce qui vient d'arriver. Ouvrez...


Mais Renji resta sourd aux supplications de sa fille. Il ignora tout autant les appels de Rangiku et ceux des autres Dieux qui vinrent lui rendre visite. Plus rien n'avait d'importance. Si Ichigo n'était pas près de lui... à quoi bon vivre une éternité de solitude ? Il était tout ce qu'il espérait dans sa vie et sa mère avait fait en sorte de lui prendre. Car, il en était persuadé à présent, c'était Nell qui avait tout manigancer. Renji s'allongea sur son lit et dans sa tête la seule chose qui tournoyait était la vengeance qu'il allait exercer sur sa mère. Les yeux de Renji était clos, cela lui permettait de se remémorer plus facilement l'image de son amant. Soudain, il ouvrit les yeux et rencontra les yeux chocolats de sa fille. La jeune déesse avait le visage bouffie d'avoir trop pleuré, son visage creusé et les cernes sous ces yeux firent craindre le pire à Renji qui se redressa brutalement :


-         Yachiru... Que t'arrive t'il ?

-         C'est moi qui devrais-te dire cela ! Je ne vis plus depuis que tu es rentré du monde humain... Je m'inquiète, je ne dors plus... maman est dans tous ces états. Jyuushiro et Shunsui viennent souvent nous rendre visite. Si tu es dans la peine, sache que nous aussi. Maman a été chez Nell pour la défier...


Renji ouvrit de grands yeux et ouvrit la bouche inquiet de ce qui avait pu arriver à Rangiku, mais Yachiru repris avant qu'il ne puisse prononcer un seul son.


-         Une chance que Rukia était là avec Hinamori... elles ont intercepté les attaques de grand-mère et maman s'en ai sortit sans une égratignu.... Où vas-tu papa ?


La question avait fusée soucieuse. Renji était devant sa porte et l'ouvrit brutalement en arrachant les gongs. Yachiru suivait son père tant bien que mal...


-         Papa... papa attend-moi... Tu vas...

-         Celle qui me sert de mère !

-         Je sais pas si c'est une bonne idée. Tu sais Rukia et Hinam...

-         J'en ai plus rien à foutre...


Yachiru s'arrêta net dans la cour du palais. Ses yeux s'ouvrirent en grand sous le choc. Un meurtre allait avoir lieux si elle n'intervenait pas immédiatement. Mais qui pouvait bien arrêté Renji et qui en voudrait d'ailleurs à ce dernier d'avoir tuer la Déesse de l'Amour. La déesse du foyer bondit chez Sosuke. Elle trouva ce dernier en train de coincer l'échanson dans un coin. Elle prit son courage à deux mains et tapota dans le dos du dieu des dieux.


-         Hum... hum... Papy...


Sosuke se retourna d'un bloc pour voir l'intruse.


-         Que veux-tu Yachiru ?


Même si Sosuke affichait un air impassible, elle sentait l'exaspération derrière. La déesse nota l'air soulagé de l'échanson.


-         Papy... Renji...

-         Quoi Renji ? s'énerva Sosuke.

-         Il est partit tuer Nell...

-         Bon débarras... Marmonna le Dieu qui se tournait à nouveau vers Grimmjow qui avait essayé de se sauver entre temps. La poigne qui s'abattit sur l'épaule de l'humain fit grimacer de douleur ce dernier.

-         Toi... tu vas nul part où je ne suis pas...


Yachiru foudroya le dos de son inconscient d'arrière grand-père et finit par dire narquoise...


-         Tu viendras pas te plaindre si tu n'as plus la possibilité d'ici quelques temps de pouvoir rendre visite à quelques humains ou Déesses...


Sosuke se figea et baissa les yeux vers son arrière petite-fille qui le regardait innocente.


-         Il est vraiment en colère ?

-         Pas qu'un peu... On ne te l'a pas dit mais, grand-mère a faillit tuer maman et c'est grâce à Hinamori et Rukia qu'elle est toujours vivante. T'imagine bien déjà vu l'état de papa qu'il va pas bien le prendre.


Le Dieux des dieux soupira et finalement laissa à regret l'échanson se sauver. Sosuke se dirigea alors d'un pas rapide vers le palais d'Aphrodite, avant que cette dernière ne tue le seul Dieu indispensable dans cette ménagerie...


°°0°0°°


Renji fracassa la porte d'entrée montrant ainsi d'emblée, l'état d'esprit dans lequel il se trouvait actuellement. Les yeux rouges ou plutôt incandescent vu la flamme de haine qui y brûlait firent frissonner tous les serviteurs qui s'écartèrent de peur de subir la colère du Dieu de l'Amour.


Ce dernier trouva rapidement sa mère avec son père. Ce qui ne l'émeut pas vraiment. Nell eut une exclamation de surprise et foudroya son fils de ses beaux yeux pourtant, l'étonnement pris vite le relais. Nnoitra qui voyait enfin son fils devenir un homme allongea ses jambes devant lui. Un beau combat allait s'amorcer.


-         Que me v...

-         Sale garce !


Nell blêmit sous l'interpellation...


-         Tu m'as volé ma vie avec Rangiku, tu as rendu la vue à Ichigo pour que je quitte le monde humain et l'abandonne et je viens d'apprendre que tu as voulu éliminer mon ex-femme... Tu te prends pour qui ici ?


Renji avait à peine reprit sa respiration. Tout en parlant il avait attrapé violemment la déesse et l'avait plaqué contre un mur. Leurs visages se trouvaient à la même hauteur et les yeux rouges phosphorescent défiait les yeux verts qui prirent la même lueur. L'atmosphère devint lourde voir irrespirable.


La haine empoisonnait tout ce qui trouvait de vivant dans la pièce. Les fleurs se fanèrent et les plantes s'asséchèrent. Les fontaines se tarirent et même Nnoitra porta une main à sa gorge... Sa vue se troubla et il se rendit compte qu'il ne pourrait pas supporter tout le ressentiment accumulé par Renji pour toutes les années où sa mère lui en avait fait baver.


Nnoitra se leva et voulu s'approcher de son fils. Pourtant, il fut incapable de l'atteindre un vent semblait tournoyer autour des deux Dieux de l'Amour, violent et noir. Le Dieu de la Guerre fronça les sourcils. Il n'avait jamais vu pareil phénomène. Il était évident que l'un des deux protagonistes allait mourir. Il n'était pas sur que se soit Renji qui survive.


Dans le tourbillon Renji souffla entre ses dents :


-         Jusqu'où vas-tu aller pour être satisfaite ?

-         Tu ne sais pas de quoi tu parles... Tu m'appartiens, je te l'ai déjà dit. Au fait, tu as bien fait de revenir au sien de l'Olympes... j'avais réservé un sort des plus attrayant pour ton mari si tu n'étais pas rentré.

-         Je me demande pourquoi tu n'es pas au sein de la cour d'Ulquiorra... Tu ne dépareillerais pas !


Les mots étaient sortis dans un grondement. Le froncement de sourcil et la crispation de la mâchoire de Renji s'accentuaient de plus en plus. D'ailleurs, il eut du mal à prononcer les derniers mots. Un sourire cruel vint soudain éclairer le visage du Dieu tandis que Nell essayait vainement de desserrer l'étreinte de son fils.


-         Renji lâche-moi tout de suite et arrête de sourire comme un psychopathe... se n'est pas drôle du tout...


Seul un ricanement répondit, et Nell comprit qu'elle ne pourrait pas s'échapper sans utiliser ses pouvoirs. Si cela devait se passer ainsi... elle n'allait pas se gêner. Aucun de ses enfants n'auraient le dessus sur elle. Elle était toute puissante.


Nell utilisa un sort et un couteau apparut dans ces mains, elle enfonça ce dernier dans l'estomac de Renji qui sous le coup de sa colère ne réagit même pas. Le Dieu abandonna les habit pour la saisir d'une seule main à la gorge et il resserra son étreinte d'acier autour de la nuque gracile. Nell ouvrit les yeux de surprise.


Le Dieu de l'amour était devenu dément... Une énergie folle se libéra autour de lui faisant craquer le lien qui tenait ses longs cheveux. Ces derniers s'élevèrent vers le ciel les faisant ressembler à une flamme d'un brasier. Nell commençait à étouffer... pourquoi son poignard n'avait pas d'effet sur le Dieu ?


La Déesse libéra sa propre énergie qui se trouvait à même intensité que celle de son fils. Elle utilisa un sort de magie pour propulser l'homme de l'autre côté de la pièce. Renji dans son vol plané attrapa un portique qu'il transforma en lance et la jeta sur sa mère qui poussa un hurlement de rage et immobilisa l'arme devant elle juste à temps.


Pendant le bref instant d'inattention, Renji défonça le sol de son poing et retira un immense morceau de dalle qu'il propulsa vers Nell qui retint le projectile à bout de bras mais très difficilement. De rage, elle frappa ce dernier qui explosa en milliers de morceaux. Elle se protégea un instant, et vit au dernier moment le poing qui lui tomba sur le coin du nez. Elle fut projeter contre le mur, de rage elle se servit de se dernier pour se propulser par les pieds et dans un mouvement fit un mouvement rotatif à ces jambes et assena de toutes ces forces un coup sur le visage de son fils.


Renji qui avait été gêné par  l'étoffe virevoltante qui couvrait le corps de sa mère, ne vit pas arriver les jambes et se prit ces dernières de plein fouet et se retrouva encastré dans le mur. Le Dieu se servit alors de la magie pour envoyer des sorts d'immobilisation mais sa mère se protégea par un mur énergétique.


Nnoitra qui s'était replié aux portes de la pièce observait impassible la scène et admira les réflexes des deux Dieux pour lequel il aurait le moins parié sur leurs techniques de combat. Il les aurait bien enrôler dans son armée. Dommage qu'il n'y ai personne pour faire un pari songea t'il. Nnoitra se recula pour éviter un morceau de colonne qui voltigea dans sa direction et qu'il entendit s'écraser lourdement successivement sur plusieurs murs. Nnoitra se sortit un cure-dent et se gratta l'interstice de ses dents avec beaucoup de soin.


Renji se trouvait immobilisé contre le mur tel un papillon bloqué par des pieux. Nell avait sa robe déchirée et du sang coulait par le nez et la bouche. Un magnifique œil au beurre noire venait orné son visage d'ordinaire si parfait. Renji n'était pas mieux. Le Kimono était en loque et diverses plaies couvraient son corps. Nell sortit un pieu de sa main comme par magie et allait le planter dans le cœur de Renji quand elle fut immobiliser par la voix mielleuse de Sosuke.


-         Tu comptes faire quoi à mon petit-fils Nell ? J'espère que tu n'as aucune idée meurtrière derrière la tête... sinon, je vais devoir m'occuper de ton cas « personnellement »...


La Déesse blêmit sous le choc. Elle se retourna et croisa le visage serein de son père et elle déglutit péniblement. Elle relâcha immédiatement son fils et la voix toujours aussi doucereuse de son père fit remarquer ironique :


-         C'est beau l'amour filial et qui mieux que le Dieu et la Déesse de l'amour peuvent le démontrer ?


A peine Renji fut libérer que les murs du palais de la Déesse s'effondrèrent. Sosuke créa une bulle et les débris divers tombèrent autour de cette dernière. Renji qui était à genoux ne fit pas attention à ce qui se déroulait autour de lui. Il frappa le sol de son poing ensanglanté. Il y était presque arrivée...


-         Maintenant, Nell ma chérie... tu vas arrêter de torturer ton fils comme tu le fais. C'est la seule personne ou presque qui m'est utile ici, alors je voudrai qu'il soit un minimum heureux. J'entends par là que tu lèves ton interdiction sur notre couple d'amoureux.

-         Jamais ! Cracha Nell...

-         Ah oui ?


Sosuke fronça à peine les sourcils et Nell prit peur et tenta de se justifier :


-         Je... c'est impossible de revenir en arrière...


Le Dieu des Dieux haussa un sourcil.


-         Intéressant...


Un lourd silence plana. Les autres Dieux avaient envahis les ruines du palais de la Déesse de l'Amour et regardait stupéfait le triste spectacle. Renji releva la tête et observa sa mère mais ne prononça aucune parole. C'était inutile en ayant son grand-père comme intercesseur rien ne pouvait lui arriver. Bien au contraire, tous les espoirs étaient permis pour lui à présent. Il vit le corps de sa mère se tasser sur lui-même. Finalement, cette dernière murmura vaincu par la présence menaçante de son père :


-         Je... je vais lever la malediction. Toutefois... Renji...


Nell se tourna vers son fils


-         Il devra choisir entre toi ou perdre la vue.

-         Pardon ?

-         Ichigo aura le choix... soit perdre la vue définitivement et vivre ici avec toi. Il devra abandonné sa famille et ses amis pour te rejoindre. Je ne veux pas te voir dans le monde dégradant des humains... ou il choisira de vivre sur Terre et de renoncer définitivement à toi ! Va le voir... de sa réponse dépend votre avenir !


Renji leva les yeux vers son grand-père qui approuva d'un signe de tête. Le Dieu se redressa sur ces jambes et se dirigea vers son palais. Nnoitra demanda à Nell :


-         Ca te dirait de venir rejoindre le gros de mes troupes ?

-         Nell n'ira nulle part d'autre que dans mon palais ! Rétorqua Yami en colère.

-         Dommage... Fit en chantonnant Nnoitra qui s'éloignait déjà des ruines.


°°0°0°°


 Ichigo dormait sur un des canapés du salon. L'air humide du printemps emplissait les lieux. Les rideaux flottaient mollement. Une semaine qu'une pluie diluvienne lavait la ville. On entendait à peine l'agitation qui s'évissait à l'extérieur et qui s'apaisait au fur et à mesure que les heures s'égrenaient.


L'humeur du jeune homme devenait de plus en plus sombre au fil du temps. Il exécutait son travail heureux de rendre service dans le fond mais aucune flamme n'illuminait son regard. Il rentrait de son travail pour mieux s'effondrer sur son lit. Il ne sortait plus, mangeait le strict nécessaire. Ses amis et sa famille s'inquiétaient de plus en plus.


Lorsque Renji entra dans le salon, il resta figer. Ichigo n'était plus que l'ombre de lui-même. Le Dieu se précipita au pied du canapé et observa le visage partiellement caché par les cheveux et le bras du jeune homme.


-         Ichi...


Le roux bougea légèrement dans son sommeil mais semblait à bout de force pour pouvoir se réveiller seul. Renji attrapa doucement son amant et il porta le corps jusqu'à leur lit. Le Dieu défit les chaussures et desserra le pantalon qu'il fit glisser quelques minutes plus tard. Ichigo se retrouva bientôt en sous vêtement et frissonna. Renji ferma les couvertures sur la silhouette frissonnante. Le Dieu ne tarda pas à s'étendre près de son mari et il attira le plus jeune à lui. Ce dernier ferma l'espace qui les séparaient encore et Renji sombra dans un sommeil réparateur. Le premier depuis presque 7 mois...


°°0°0°°




Ichigo se sentait heureux. Envahis par un bien-être qu'il n'avait pas connu depuis que Renji l'avait quitté. La pensé parasite vint assombrir ses traits, pourtant cette chaleur et cette présence... Ichigo ouvrit les yeux et vit le visage de Renji reposer à côté du sien. L'homme semblait épuisé malgré le fait qu'il était endormis. Des petites rides autour des yeux étaient apparues et Ichigo était persuadé qu'il ne les avait pas lorsqu'il avait vu son visage pour la première fois.


-         Renji... Souffla le jeune homme.


Ichigo savait qu'il devait se mettre en colère, qu'il devait le forcer à avouer pourquoi il l'avait quitté si rapidement sans explication. Mais, l'homme lui semblait malade et il n'osa pas le secouer. Il finit par se laisser aller et Ichigo se mit à observer inlassablement les traits de son mari. Il avait l'impression que son sang circulait plus vite, et que son esprit sortait d'une sorte d'engourdissement provoqué par une longue hibernation. Son cœur avait pris un rythme lent et lourd, qui lui fit prendre conscience qu'il était vivant. Il en doutait encore la veille.


Les doigts d'Ichigo s'étaient égaré sur les biceps de Renji sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Ses yeux suivaient la trajectoire de ses phalanges comme s'il observait un balaie quelconque. Le frisson qui parcourut le corps de son amant lui fit lever la tête et il rencontra les yeux rouges de Renji. Un sourire sincère vint fleurir le visage de ce dernier où un réel soulagement pouvait si lire.


-         Ichi...

-         Pourquoi ?


Les deux hommes se regardèrent intensément. Ichigo savait qu'il n'avait pas besoin d'ajouter autre chose. Pourtant la réponse qui lui fut fournit le sidéra :


-         Parce ce que ma mère m'avait fait promettre que si tu recouvrais la vue... je devais te quitter sur l'instant. Pour pouvoir vivre dans le monde humain et près de toi, j'ai du lui faire cette concession.

-         « monde humain » ? Promesse ?

-         Je ne suis pas humain Ichi... Je ne l'ai jamais été...


Ichigo devint blême. Renji était un extra-terrestre ? Etait-il fou ? Puis ces pensées revinrent sur tous les événements qui avaient jalonnés sa vie depuis que Renji y était entrée.


-         Continue...


Le roux voulait avoir le fin mot de l'histoire au moins.


-         Je... Connais-tu les Dieux de l'Olympes ?

-         Oui...


Ichigo plissa les yeux soupçonneux. Renji déglutit... mais continua courageusement :


-         Ichi... Je suis l'un des dieux de l'Olympes...


Un éclat de rire répondit à cette affirmation, cependant Ichigo cessa de rire rapidement et se concentra à nouveau sur le récit de Renji. Voyant qu'il avait de nouveau toute l'attention du jeune homme, le Dieu hésita mais le roux le pressa :


-         Continue... Tu es qui dans la mythologie alors ?

-         ... Cupidon...


Ichigo ouvrit les yeux en grand et se redressa pour observer son amant.


-         Attend... tu aurais pu trouver mieux non ? Cupidon... il est petit et il a des ailes dans le dos. Il a aussi un arc et des flèches... et... et... c'est le Dieu de l'Amour ! Et tu t'appelles Renji...


Renji eu un sourire et un léger rire lui vint aux lèvres. Pourtant, il reprit sérieusement :


-         Oui... Renji est mon vrai nom dans l'Olympes... Pour les ailes et le statut d'enfant... l'un comme l'autre sont faux ! Les humains ont voulu me représenter comme étant la partie innocente de l'amour en utilisant un être qui ressemble à un chérubin. Non, non... je suis bien un homme, quoique j'ai été un enfant comme tout le monde ou presque.

-         C'est... impossible...


Le Dieu se leva et Ichigo ne put s'empêcher d'admirer le corps sculpté de son amant. Renji tendit la main à son mari et le tira du lit.


-         Vient... je vais te faire visiter mon monde.


Ichigo se retrouva sur ces pieds et Renji lui tendit ses vêtements. Le roux suivit Renji jusque devant une porte qui lui était inconnue. Ichigo ne desserra pas les dents et suivit sans rien dire. Lorsqu'il se retrouva devant une sorte de portail qui prit la couleur du mercure, il eut peur. Soudain la main de Renji se glissa dans la sienne. Surpris Ichigo croisa les yeux rouge de son amant qui l'encouragea du regard. Le Dieu tira Ichigo à sa suite et ils entrèrent dans le portail. Le jeune homme ne revint plus jamais dans le monde des humains...


Vous devinez sans problème le choix qu'Ichigo a fait je présume ?


Fic Terminée...
- Communauté : Fan-Fiction Yaoi - Par Jijisub
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Lundi 6 juillet 2009





Ceci est l'avant dernier chapitre...



Ichigo sortait des cours et il se sentait mal à l'aise. Il avait appris plus tôt qu'Il Forte avait été admis à l'hôpital et apparemment, il n'était pas prêt de revenir à la fac. Le jeune homme n'avait pas réussi à tirer plus d'information du professeur. Quelqu'un s'était vengé sur l'étudiant ? Renji ? où un de ces amis ?


Le roux prit la direction de la sortie, préoccupé. Il songea à son amant. Renji n'était pas revenu depuis la veille et aucun des domestiques n'était capable de lui répondre. Ou plutôt refusait de lui répondre. Pourquoi ? De plus, les allées et venues du conseiller matrimonial le laissait perplexe. Etait-il vraiment conseiller matrimonial d'abord ?


Ils vivaient dans le luxe. Il était aveugle mais pas idiot. De vivre avec Renji lui faisait comprendre avec une conscience accrue des deux mondes différents duquel chacun provenait. Ichigo se promit d'interroger son amant pour en savoir plus. Après tout... il pouvait bien lui en dire plus sur sa vie...


°°0°0°°


Ichigo mangea seul une nouvelle fois. Le cliquetis de ses couverts résonnaient dans la pièce vide. Le roux ne pu finir son assiette. Que faisait Renji ? Pour passer le temps, espérant toujours au fond de lui que son amant refasse surface, le jeune homme s'installa dans le salon et mis en route la chaîne Laser. La musique occupa ses pensées et Ichigo finit par s'asseoir sur un des confortable canapé qui jalonnait la pièce. Le jeune homme finit par s'allonger et se laissa distraire par le fond mélodieux d'une musique pop décrivant le tourment de l'amour. Cette dernière était à l'unisson avec son état d'esprit.  


Un peu plus tard, Ichigo s'était planté devant la baie vitrée de leur chambre et observait le dehors... même s'il ne voyait pas. Le fait de poser son front contre la surface glacée et lisse lui donnait l'impression que ces idées étaient plus claires. Perdu dans ces pensées, il sursauta presque violemment lorsqu'il sentit deux bras enlacer ses épaules. Le souffle chaud dans son cou le fit frissonner. Les doigts de Renji parcouraient le torse de l'étudiant et firent glisser les pans de chemises jusqu'à ce qu'une de ses épaules soit dénudée. Ichigo ferme les yeux et une légère grimace modifia ses traits quand son amant mordilla sa peau découverte. Le jeune homme retint un gémissement et souffla :


-         Je ne pensais plus te voir...


Le Dieu suspendit son geste. Le ton contrarié d'Ichigo lui laissait présager quelques explications. Déjà... Le roux profita du desserrement de l'étreinte pour se retourner et lui faire face. Le Dieu fut mal à l'aise en rencontrant les yeux ambres. Il savait que son amant n'y voyait rien mais l'air interrogateur n'en était que plus accusateur.


-         Que fais-tu réellement Renji ? Où étais-tu ?


Un léger flottement se fit sentir. Toutefois, Renji répondit :


-         Je ne t'ai pas menti... je suis allé voir ma mère et nous avons eu une discussion. Ce qui m'a prit un peu plus de temps par contre, c'est celle avec mes grands-parents qui s'inquiète pour toi...

-         Pour moi ? Répéta Ichigo incrédule. Pourquoi ?

-         Disons... hum...


Renji se sentit soudain mal à l'aise... Comment expliquer que sa famille était composé de Dieux soit complètement obsédés ou qui avaient des pulsions meurtrières ?


-         Ma famille est très spéciale.

-         Je pense que pour chaque être humain "sa" famille est "spéciale"...

-         Pas comme tu l'imagines... Rétorqua Renji soudain accablé.


Le Dieu contempla quelques instants le jeune homme devant lui, et finit par lui tourner le dos. Renji se dirigea vers la baie vitrée se situant à l'extrémité de la pièce et s'accouda contre le mur. Sa main joua nerveusement avec une de ces mèches libérées. Un soupir s'échappa de ses lèvres entrouvertes et une barre soucieuse barra son front. Ichigo mesura la distance qui les séparait par les bruits qui les entouraient. Devait-il s'éloigner pour lui parler ?


Renji sursauta quand il sentit une main se poser sur sa taille. Ichigo ne supportait pas cet éloignement même courte. Il avait besoin de réchauffer du froid qui l'envahissait peu à peu. Lorsqu'il enlaça son amant, il sentit le frisson qui l'étreignit à son contact.


-         Elle est si difficile que cela pour te tracasser autant ?

-         Tu ne peux pas t'imaginer à quel point...


Ichigo sentait la détresse et la solitude qui s'était emparé de Renji. Il enroula ses bras autour de sa taille et s'appuya contre le dos large. La tête orange s'enterra entre les omoplates de son amant.


Bientôt les deux hommes restèrent pensifs quelques instants. La raideur du corps de Renji ne laissait rien présager de bon pour Ichigo. Son impression fut renforcer par le ton crispé qu'il utilisa pour s'adresser à lui :


-         J'ai... je ne sais pas comment te dire cela... marmonna l'homme préoccupé.


Ichigo sentit son corps de tendre dans l'attente de la suite du discours de Renji, puis se laissa aller à nouveau contre son amant, attendant patiemment que ce dernier reprenne. Le conseiller matrimonial était toujours figé et lorsque la voix grave continua son récit, Ichigo devint blême.


-         En fait... Pour ta sécurité au sein de ma famille, il est préférable que nous nous marions. Ma grand-mère voudrait procéder à notre mariage. Je sais... que c'est soudain, que c'est plutôt rapide...

-         Et totalement impossible...


Renji se tourna vivement vers Ichigo et scruta les traits tirés du jeune homme. Un lourd silence plana et aucun d'entre eux ne voulu le briser. Ne sachant comment, l'un comme l'autre aborder le sujet. Une fenêtre entrouverte laissait filtrer le bruit lointain de la circulation citadine et le souffle à peine perceptible des dernières brises d'été, Ichigo n'en avait jamais eu autant conscience qu'à ce moment là...


L'étudiant entendit la respiration devenue difficile de son amant. Le bruit de tissus froisser lui fit froncer les sourcils. Que faisait Renji ? Ce fut la voix lasse de ce dernier qui repris :


-         Ichigo... Ce n'est pas pour le folklore que je te demande de m'épouser. C'est qu'il est préférable de faire ainsi.


Voyant l'air blessé d'Ichigo, Renji traversa la pièce et pris le jeune homme dans ces bras. Un silence s'établit à nouveau mais différent du précédent. Les bras puissants et chaleureux du plus vieux enlaçait tendrement la plus frêle silhouette. La main qui glissait dans les mèches oranges était douce, comme caressant une étoffe précieuse avec respect. Le front de Renji reposa sur le front d'Ichigo et leurs souffles se mélangea, s'il avait l'opportunité de voir Ichigo verrait la tendresse dans le regard de Renji, mais les gestes doux et chaleureux étaient plus éloquents encore. Le cœur du jeune homme fondit et il chuchota :


-         Je trouve cela ridicule... Se marier au cours d'une cérémonie qui de toute façon ne sera jamais reconnue par l'état civil.

-         Il sera reconnu auprès des Dieux !


Ichigo rit doucement et rétorqua :


-         Tu crois qu'ils poseront les yeux sur nous simple mortel ?

-         J'en suis persuadé...


La bouche de Renji était collée contre l'oreille de son amant qui frissonna lorsque ce dernier grignota son lobe d'oreille. Transporté par ces sentiments qu'il n'arrivait pas de toute façon à maîtriser en présence de Renji, Ichigo murmura :


-         Alors, si cela peux-te faire plaisir... j'accepte !

-         Je ne veux pas que tu regrettes...

-         A toi de faire en sorte que cela n'arrive jamais...

-         Jamais...


Le mot avait été à peine chuchoté, la bouche de Renji était déjà occupée à descendre le long de la nuque et ses mains à écarter les pans de la chemise du roux pour découvrir sa peau. Les questions qui avaient agité Ichigo pendant une partie de la journée s'étaient envolées et il ferma les yeux et resserra l'étreinte autour des épaules de Renji, se laissant porter par ces sensations et les sentiments si forts qui étreignaient son cœur.


°°0°0°°


Un mois plus tard, Ichigo se retrouvait dans sa chambre en compagnie de sa mère. Cette dernière semblait excité. Lui n'aspirait qu'à une seule chose... c'est que cette fichue cérémonie soit finit et le plus vite possible. Lorsqu'il avait dit "oui" à Renji pour le "mariage"... pour lui, c'était juste les parents qui étaient invités. Hors, lorsqu'il avait entendu le flot d'invité entrée... ses poils s'étaient dressés sur ces avant-bras.


Déjà, il sa nervosité avait grandit au fils des semaines en entendant des "aménagements" effectués dans l'appartement. Jamais, il ne s'était attendu à pareil effervésence. Mais le pire... c'était que Renji lui-même s'était pris au jeu. Ichigo avait rencontré la fille de Renji. Une adolescente avec de l'énergie à revendre. Elle semblait beaucoup l'apprécier et parfois se conduisait comme une mère à son fils. Le pire pour Ichigo avait été l'ex-femme de Renji qui semblait vouloir se jeter toujours à son cou. Les formes généreuses plaqués sur lui le mettait mal à l'aise... et surtout, le jeune homme se posa des questions sur la santé mental de son "fiancé".


Un soir alors que la pluie ruisselait sur la baie vitrée de leur chambre et que Renji avait calé confortablement Ichigo contre lui, ce dernier qui s'agitait provoqua une interrogation auprès de son amant :

 

-         Dit- moi ce qui ne va pas ?

-         Rien...

-         Alors cesse de bouger comme si quelque chose te tracassait...

 

Ichigo fit sans cesse le tour de la question et finalement craqua et presque en pleurant demanda :

 

-         Pourquoi es-tu tombé amoureux de moi ? Quand ta femme me colle, je vois bien que nous n'avons pas du tout... la même morphologie...

 

Renji avait éclaté de rire et voyant l'air vexé du roux se reprit et déclara solennellement :

 

-         Je ne t'ai jamais considéré comme une femme. Tu es un homme et mes sentiments n'ont rien à voir dans le fait que tu sois un homme ou une femme. Je suis avec toi, parce ce que tu es toi !

 

Ichigo soupira à nouveau.


-         Tu n'as pas l'air réjouit que l'homme que tu aimes, veuille faire ce genre de cérémonie entre vous... Pourtant, je trouve cela follement romantique...

-         Maman...

-         Tu es nerveux ? Je l'étais également. Et je dois dire que l'assemblée est vraiment "particulière". La famille de ton mari semble différente du reste des humains traditionnels. De toute façon, Renji est vraiment très beau et il possède un "je ne sais quoi" d'irrésistible. C'est dommage que tu ne puisses pas le voir...


Le roux qui enfilait sa veste, sentit un pincement serré son cœur. Il aurait tellement aimé "voir" de ses propres yeux l'homme qui le serrait dans ces bras chaque soir. Mais, c'était un rêve impossible.


°°0°0°°


Renji faisait face aux différents Dieux, Déesses, Muses et autres déités ainsi qu'humains vivant dans l'Olympes et les menaça :


-         Si l'un d'entre vous ose porter le moindre petit doigt sur Ichigo ou sur sa famille avant, pendant ou après mon mariage et ce pour l'éternité... Ne verra plus les petits "arrangements" qui était en cours concernant ces amours...


Les yeux de Renji se posèrent lourdement sur son grand-père qui prit un air dégagé ignorant la menace qu'il lui était spécialement adressé. Le reste de l'auditoire bougea inconfortablement sur leurs chaises. Chacun ayant justement un pacte avec Cupidon...


-         Donc, si la moindre rumeur me parvient aux oreilles...

-         Pourquoi stresses-tu autant mon cher petit-fils ? Demanda Sosuke exaspéré.

-         Pourquoi ? Et c'est toi qui pose la question ?


Renji serra les poings et quelques rires discrets fusèrent dans l'assistance. La porte s'ouvrit au même moment pour laisser passer Isshin, Yuzu et Karin. Tous se figèrent en sentant la tension palpable dans la grande pièce décorée pour l'occasion en autel fleuris.


-         Euh... nous pouvons repasser...

-         Non... je vous en prie. Prenez-place !


Renji montra quatre sièges devant l'autel. Isshin traversa la salle, ses filles s'agrippant chacune à un de ses bras. Le directeur commercial était impressionné. Ces gens étaient "monstrueux" mais il ne saurait dire pour qu'elle raison. L'ambiance était elle-même comme féérique et la clarté comme modifié. Il se retrouva assis à côté d'une espèce de montagne et d'une femme d'une beauté à couper le souffle. Jamais, il n'en avait vu de plus belle... l'expression tombée amoureux au premier regard pouvait s'appliquer  à cette femme sublime.


Bientôt Mazaki le rejoignit accompagné d'une femme aux formes aussi pulpeuses que celle qu'il venait de quitter des yeux et d'une adolescente aux cheveux roses. Les deux femmes s'installèrent à côté de la mère de Renji. Par contre, l'entente entre les trois femmes ne semblaient pas des plus cordiales.


Isshin capta le regard angoissé de son "beau-fils" qui jetait des coups d'œil nerveux sur l'assistance. Comme s'il s'attendait à voir un diable sortir de sa boite. Le père d'Ichigo ne pu s'empêcher d'admirer le futur "mari" de son fils et le trouva terriblement séduisant dans son kimono sobre. Les longs cheveux rouges détachés était la seule note de couleur qui tranchait avec la sobriété affichée par l'homme. Si ce n'est les tatouages en haut de son front. Mais Isshin trouvait que cela rehaussait le côté animal qui se dégageait de cet homme qui était pour lui assez énigmatique... mais en découvrant sa famille, il lui semblait le plus abordable de tous.


Ichigo fit son entré dans la pièce et Mazaki se leva pour prendre place à côté de son fils. Elle aida le jeune homme à se repérer. Il était évident qu'il était dérouté par la profusion d'odeur, de bruits et surtout de l'ambiance presque surnaturelle de la pièce. Le cœur du jeune homme battait de manière assourdissante dans sa cage thoracique. Il avait envie de prendre ses jambes à son cou et de s'échapper. Pourquoi avait-il dit oui ? Il se donna une claque mentale... parce ce que c'est Renji qui lui avait demandé. Pourrait-il un jour lui dire non ? Il en doutait fortement.


Mazaki lâcha le bras d'Ichigo et ce dernier fut repris par Renji qui l'attira doucement à lui. Renji s'était sentit gagner par une vague d'émotion en voyant le jeune homme entrer. Son costume noir, lui seyait à merveille et son air contrarié lui allait de manière "adorable". Le Dieu se morigéna pour son qualificatif. Pourtant, il ne pouvait en être autrement, des qu'il voyait le roux... son cœur s'emballait sans qu'il puisse en reprendre les rennes avant un petit moment. Ses mains tremblaient immanquablement et il oubliait le lieux où il se trouvait des qu'Ichigo se trouvait à proximité. Ces yeux ne se lassaient pas de parcourir du regard le corps et le visage de son amant.


C'est avec un certain trouble que sa main se saisit de celle d'Ichigo et la voix de sa grand-mère le réveilla brutalement :


-         Dieux, Déesses, Muses, créatures de l'Olympes et humains... nous allons aujourd'hui unir ces deux hommes pour le meilleur et pour le pire... mais surtout le meilleur...


Retsu fit un clin d'œil à son petit-fils.


-         Afin que ce couple puisse vivre en harmonie, loin des velléités de certains Dieux...


Les yeux de la Déesse glissèrent vers Sosuke qui haussa un sourcil surpris. Et ensuite vers Nell qui haussa les épaules.


-         et protéger ces deux âmes aux cœurs pures, afin qu'il puisse vivre...


Ichigo n'entendit pas le reste. Pourquoi parler des Dieux de l'Olympe ? Le jeune homme se sentait étourdis et c'est presque avec soulagement qu'il entendit les phrases fatidiques :


-         Ichigo Kurosaki voulez-vous prendre pour époux Renji Abaraï dit Cupidon ou Eros ici présent !


La mâchoire de l'étudiant pendit légèrement. C'était une blague ? Le roux sentit un petit coup de coude et sursauta. C'est inconsciemment qu'il répondit "oui" au grand soulagement de l'assistance. La question fut retourner à Renji qui accepta immédiatement. La Déesse fit avec un sourire


-         Tu peux embrasser le marier Renji...


Ichigo se sentait perdu mais lorsque les lèvres chaudes et tendres s'emparèrent des siennes, il oublia un moment son égarement. Il entoura d'un bras les épaules de son amant et répondit au baiser de Renji. Les cris de joie de Yachiru accompagnèrent la scène et bientôt tous les invités se dispersèrent.


Isshin regarda stupéfait, la famille de Renji... Il était évident qu'ils étaient des habitués des fêtes. Il regarda inquiet un des hommes présents. Il devait faire sa taille ou un peu plus grand, large d'épaules et bien bâtit, ce dernier tenait attaché ses cheveux par des fleurs. Les femmes qui l'entouraient semblait particulièrement affectueuses... jusqu'au moment où une brune apparut. La jeune femme était tatouée sur les avant bras et un porte cigarette visé aux lèvres, elle déclara sur un ton préromptoire :


-         Dégagez les harpies... C'est mon homme ! Et aujourd'hui, ce n'est pas une fête pour vous... mais pour Renji alors vous n'avez pas intérêt à faire du grabuge et toi au lieu de glousser...


La jeune femme le menaça d'un doigt sous le nez


-         retient ton harem !

-         Ma chèrie, ma tendre, ma douce...

-         Ouaih, ouaih ! Abrège... Shunsui... J'ch'suis humaine mais pas née de la dernière pluie...


C'était quoi cette ambiance particulière. Tous apparemment se prenait pour des Dieux ou presque.


Ichigo quant à lui était guidé par Renji qui lui tenait fermement la main. Le jeune homme sentait parfois une main qui lui caressait les fesses et d'autres choses qu'il refusa d'interpréter à tel point qu'il se colla soudainement à son mari qui se tourna surpris :


-         Quelque chose ne va pas Ichi ?

-         Quelque chose... m'a frôlé... et je suis pas sur de ce que s'était !


Renji jeta un regard incendiaire dans l'assistance qui se recula promptement.


-         Tu ne seras plus incommodé à présent !


Et effectivement, Ichigo fut tranquille pour le reste de la soirée. Lorsque tout le monde quitta l'appartement l'étudiant fut soulagé. Tout s'était finalement bien passé. Renji se retrouvant seul avec son mari se mit à le faire tournoyer dans l'appartement pour le faire basculer dans le lit...


-         Maintenant, je vais pouvoir assouvir ce désir qui me tenaille depuis que je t'ai vu entrer devant l'autel...

-         Tu me vois tous les jours Renji...

-         C'est pas assez !


Ichigo rit doucement et retourna brutalement son homme sur le matelas et il murmura :


-         A moi de t'aimer ce soir...


Renji ne bougea pas et un léger sourire vint effleurer ces lèvres. Dieu qu'il l'aimait...


°°0°0°°



Les jours se passèrent comme dans un rêve pour Ichigo. Les cours à la fac, se passaient très bien et parfois Renji l'aidait pour leur permettre de prolonger certains instants intime. Renji ne cessait de le couvrir d'attention et de cadeaux à tel point qu'Ichigo l'avait supplié d'arrêter. Il ne voulait qu'une chose dans le fond, c'était passé ses moments de liberté avec Renji. Autant qu'ils le pouvaient, ils sortaient au cinéma, aux musée, à la bibliothèque (surtout pour Ichigo), mais aussi à la piscine où à chaque fois Renji remportait un vif succès. Renji avait même initié Ichigo au mini-golf. L'homme aux longs cheveux se moquait d'Ichigo qui se "planquait" derrière son handicap et n'osait rien entreprendre des activités différentes.


La semaine précédente, Renji et lui avaient été grimpé sur un mur d'escalade. Le corps du roux tremblait encore sous l'adrénaline procuré par les sensations fortes, surtout quand il avait lâché la parois, mais les câbles l'avaient protégés. Il se souvint avec émoi comment Renji s'était précipité pour le rejoindre et se soucier de sa santé. Ils avaient rit un peu plus tard en songeant à cette expérience qui avait ravi l'aveugle.


Ichigo songea que Renji était devenu le centre de son univers. Leurs crises de fou rire, la douceur du plus vieux qui frôlaient souvent ses doigts avec les siens pour lui indiquer sa présence, les soirées qu'Ichigo passaient à étudier et Renji plus ou moins proche qui le soutenait. Leurs nuits passionnées et les attentions quotidiennes mineures mais qui le touchaient au plus profond de lui-même. Il lui était devenu aussi indispensable que l'air qu'il respirait. D'aussi loin qu'il se souvienne personne n'avait été aussi proche, aussi prévenant avec lui. Mais ce qui le touchait le plus était que Renji le considérait comme un égal. Pour lui Ichigo n'était pas un infirme ou un demeuré comme certains se complaisaient à imaginer un aveugle. Et à chaque fois qu'il songeait à ce fait, Ichigo sentait les pulsations de son cœur augmenter de manière incontrôlable. Il espérait que tout ceci durerait le reste de sa vie... toujours...


°°0°0°°


Ichigo s'enroula un peu plus dans la couette. La fraîcheur de l'aube le réveilla plus ou moins. Il sentait le souffle de Renji dans son cou et sa respiration calme et régulière de l'être profondément endormis. Ils allaient fêter aujourd'hui leur premier anniversaire de « mariage ». Sans ouvrir les yeux, Ichigo se tourna sur lui-même et se blottit dans les bras qui l'entouraient. Ces instants paisibles étaient si agréable... si...


Le roux venait d'ouvrir les yeux et un voile recouvrait sa vue. Tout était flou mais il percevait les couleurs. Son cœur se mit à cogner sourdement et il se détacha de Renji pour pouvoir se frotter les yeux. Etait-ce un rêve ? Il fit un effort et petit à petit sa vue se stabilisa pour voir nettement ce qui l'entourait. Et le jeune homme ne eu le souffle coupé. Sa famille l'avait prévenue que tout était hors normes mais...


Ichigo tourna brutalement la tête sur le côté et avec les premiers rayons du soleil, le jeune homme vit son mari paisiblement endormis. Les mains du roux se mirent à trembler sous l'émotion elles en devinrent moites, et le rythme déjà effréné de son cœur augmenta encore. Renji était étendu torse nu dans le lit. Ses longs cheveux rouges étaient éparpillés autour de lui et la beauté de l'homme avait quelque chose d'irréel. Ichigo resta un long moment à se repaître de la vision de Renji endormis. Notant chaque détail, il finit par s'allonger à nouveau près de son homme lorsque ce dernier chercha sa présence. Renji attrapa fermement Ichigo par la taille et le calla contre son corps en poussant un grognement de satisfaction. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il rencontra des yeux ambres malicieux...

 

 

 

- Communauté : Fan-Fiction Yaoi - Par Jijisub
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Dimanche 5 juillet 2009



Cela faisait un moment... je vous souhaite bonne lecture...



Le matin se levait sur la Soul Society. Byakuya fut le premier levé et il s'étira brièvement en étouffant un bâillement. Le jeune homme tourna la tête sur le côté et observa la touffe de cheveux bleus à côté de lui. Le brun se leva et se dirigea vers la salle d'eau où il prit son temps pour faire ses ablutions matinales. Bientôt, il entendit de plus en plus distinctement l'échos des premiers mouvements au sein de la 11ème division.


Byakuya songea à la demande spéciale faite une semaine plus tôt par Ikkaku afin que lui et Grimmjow puisse intégrer sa division. Un sourire triste éclaira un instant le visage du jeune homme. Cela faisait presque un an que Shinji était partit dans le monde humain et Grimmjow et lui même s'ils n'en parlaient pas, étaient très inquiet.


En intégrant la onzième division après un entraînement sévère dans les déserts de la Soul Society et la forêt environnant le Rukongaï, les deux adolescents étaient parvenus au bankaï. Ce qui avait été beaucoup plus ardu pour Grimmjow... Byakuya avait soutenu l'ex-arrancar sans faiblir, grâce à sa patience et son amour, le bleuté avait surmonté son handicap.


Ils avaient toujours gardé le contact avec Ikkaku Madarame qui veillaient sur eux des qu'il le pouvait. Depuis que le capitaine de la onzième division savait Ichigo, Shinji, Grimmjow et Byakuya vivants, ce dernier recherchait activement Yumitchika et surtout Kenpachi !


Le jeune homme finissait d'attacher son obi quand deux mains vinrent recouvrir les siennes. Byakuya se pencha légèrement sur le côté et le souffle chaud de Grimmjow caressa la nuque du brun.


-         Tu t'inquiètes encore pour « eux » !

-         ...


Le troisième siège de la 11ème division embrassa la tempe de son amant et murmura :


-         Moi aussi, ils me manquent Bya. Mais maintenant, nous avons intégré une division. Nous pourrons nous déplacer dans le monde humain et au moins retrouver Shinji. Alors, encore un peu de patience...

-         Tu as raison... Je le sais... mais, cela fait tellement longtemps maintenant... Et, je me demande si nous allons vraiment avoir une mission dans le monde humain. Tu te rends compte que les invasions sont de plus en plus fréquentes ici !


Grimmjow tourna Byakuya vers lui et déclara gravement :


-         Nous y ferons face ! Nous ne nous sommes pas entraîné pour rien Bya...


Soudainement, des bruits de pas précipités se firent entendre quand ils virent arrivé Shoujiki qui déclara précipitamment :


-         Fukutaïcho... le Taïcho vous demande, y'a encore une faille qui s'est ouverte !

-         Haï !


Byakuya se précipita dehors suivit de Grimmjow, ils arrivèrent dans la cours où les attendait Ikkaku


-         Réunit les hommes Kasakura !

-         Haï Taïcho !


Byakuya quitta les lieux et fit donner l'alerte. Bientôt une escouade fut prête et le groupe de la 11ème division bondit dans le ciel de la Soul Society vers le lieux de l'alerte. En quelques pas de shunpo le groupe arriva sur les lieux où un peu moins d'une dizaine de Soul Evil sortait de la faille. Les hommes de la 11ème division sortirent leurs zanpakuto et sans hésitation et suivant les ordres d'Ikkaku fondirent sur les démons. Grimmjow lança :


-         Y'a pas à dire... même avec un siècle, ils ont toujours une sale gueule !

-         Grimmjow, concentre-toi sur ta cible !

-         Haï Fukutaïcho...


Grimmjow quitta Byakuya sans un regard vers lui, Pantera dans les mains. Prenant Senbonzakura le jeune homme bondit sur ses ennemis avec une rage froide. Toutes les frustrations et la haine qu'il avait accumulé dernièrement se libéra dans cette bataille. Ikkaku le surveillait du coin de l'œil et songea que même si Byakuya avait été un Kuchiki dans sa vie précédente et qu'il adoptait parfois son comportement... celui qui se tenait maintenant devant lui n'avait plus aucun rapport. Ses yeux glissèrent vers l'ancien espada et lui par contre, restait égal à lui-même, sauf qu'il avait un peu déteint sur Byakuya par sa façon de s'exprimer parfois... pour le reste, ce gars n'était qu'instinct.


Le combat malgré la libération du bankaï de Byakuya et celui d'Ikkaku dura plus longtemps que prévu. Grimmjow du finalement céder comme les autres au bankaï...  le transforma en fauve. Celui qui observait la scène aurait bien eu du mal à distinguer les différents combats. Entre les pétales de cerisiers et les attaques de Grimmjow qui bondissait sur tout ce qui bougeait. De son côté,  Ikkaku avait fort à faire avec un Soul Evil d'un niveau supérieur, et bientôt la présente de Kyouraku et Renji vint renforcer la défense de la onzième division pour le plus grand dan de Madarame qui prenait cela pour un échec... mais ce dernier savait qu'il ne pouvait en être autrement. Si seulement, il pouvait plus fort ! Il se sentait fatigué par toutes ces batailles qui n'avaient plus aucune saveur.


Byakuya utilisait ses mains pour ses servir de son bankaï et donner plus d'impact à ces attaques. Une calme froideur l'avait envahit au cours du combat... c'était son premier combat depuis... ces souvenirs et la douleur qu'il avait ressentit à ce moment là, l'étreignait à nouveau. Le visage d'Ichigo, la façon dont son corps avait été brisé par Kenpachi, le sourire qu'il lui avait adressé teinté de tristesse. Le voir à genoux et cacher ses larmes, ses yeux où la passion avait pris place, la chaleur de ses bras et sa dernière déclaration lui virent en tête et ses yeux brillèrent. Son reiatsu devint lourd de la peine et de l'amour qu'il éprouverait toujours pour son ex-amant qui avait une nouvelle fois disparu.


Le jeune homme rencontra un bref instant des yeux bleus où une douleur pouvait se lire et le brun lui adressa un regard où une lueur de tendresse pouvait s'y lire et n'était adressé qu'à lui. Grimmjow avait sentit la tristesse, voir le désespoir de l'ancien noble. Et aucun doute n'était possible pour lui... c'était une nouvelle fois adressée à Ichigo ! Il connaissait les sentiments et son amour pour lui, sincères. Mais son ancienne personnalité quand elle revenait sur le devant de la scène ne pouvait s'empêcher d'être accroché à son ancien amant. Grimmjow qui n'avait pas aimé le roux dans les même proportions se sentait désarmé. Lui, c'était Byakuya qu'il aimait plus que tout. Il avait fait une croix sur sa vie antérieure et n'accordait d'importance qu'au présent.


Si Byakuya l'abandonnait maintenant ou même plus tard, jamais il ne pourrait le surmonter.

Grimmjow abattit de rage le Soul Evil qui s'en prenait à Renji, ce dernier n'ayant pas vu l'attaque sournoise alors qu'il était occupé avec un autre adversaire. Il était évident que le capitaine de division croyait encore avoir affaire à des arrancars qui pratiquaient des combats en un contre un, ce qui était loin d'être le cas de ces horreurs.


Ils repéraient les plus faibles et éliminaient tout ce qui pouvait l'être. De préférence à plusieurs, leurs forces leurs permettant de se débarrasser rapidement d'un adversaire à un autre, et leur putain de carapace qui empêchait les coups de s'enfoncer dans leurs chairs ! L'ancien espada avait la rage... se souvenant également de sa propre mort et... d'Ichigo. 


Le temps s'écoulait lentement et la bataille qui semblait durer une éternité pour chacun des combattants finit par se terminer laissant chacun des shinigami épuisé et l'uniforme en miette pour certains. Beaucoup de blesser dans les rangs. Personne n'avait été épargné et tous se retrouvèrent à la quatrième division pour se faire soigner.


Byakuya était allongé sur son lit et observait du coin de l'œil le ciel bleu de la Soul Society. Une jeune femme petite et aux longs cheveux noirs s'occupaient de ces plaies. Il ne porta pas vraiment attention à elle. Sa voix le ramena juste à la réalité :


-         Voilà Fukutaïcho. Vos plaies sont maintenant pensées. Faites attention de ne pas trop remuer toutefois, je ne suis pas sure qu'elles apprécieraient un traitement un peu rude...

-         Byakuya... t'as finit de te prélasser ? On rentre !


Le brun jeta un coup d'œil vers son amant et le foudroya du regard. Il se tourna vers la jeune femme qui le regardait, il en était sur, d'une lueur moqueuse au fond de son regard. Byakuya fut surpris pourtant, il ne fit aucune remarque. Il se redressa lentement et Grimmjow observa les gestes mesurés qu'effectuait le brun.


-         Vous devriez vous modérer vous aussi !


Grimmjow se tourna vers l'homme qui l'avait soigné quelques instants plus tôt et qui le suivait exaspéré. Le bleuté lui lança un regard torve.


-         Prenez soin de vous !

-         De quoi j'm'méle ?

-         De votre santé ! Vous avez ouvert votre plaie... asseyez-vous que je vous soigne à nouveau.


Le bleuté observa méchamment le médecin et allait répondre vivement mais la voix de Byakuya l'en dissuada :


-         Grim', je n'ai pas envie de passer toute la journée ici. Alors fait toi soigner que nous retournions à notre division. Le Taïcho doit nous attendre...


Le troisième siège hésita pour finalement s'asseoir et se laisser faire entre les mains expertes du médecin de la 4ème division. Grimmjow vit son amant prendre appui pour se relever.


-         Tu as été gravement blessé ?

-         Juste une égratignure mal placée... marmonna le brun.

-         Une égratignure ? Fit incrédule la petite brune qui se tenait près de lui. Vous devriez prendre plus au sérieux vos blessures. Je vous ai dit que vous deviez faire attention ces prochains jours !

-         Heather... Marmonna Alistair. Peux-tu rester calme pour une fois ?

-         Tss... c'est vrai, pourquoi je m'énerve ? C'est pas moi qui souffre après tout ! Bon, je retourne voir si on a besoin de moi ailleurs !

-         Wouaih... c'est ça... du vent ! Souffla Grimmjow.


Ce dernier sursauta quand le 7ème siège devant lui serra le bandage un peu plus fort. Il croisa des yeux bleus où une certaine lueur meurtrière brillait dans le fond. Le 3ème siège demanda :


-         Tu es amoureux de cette fille ?

-         C'est ma femme pour être précis ! Répliqua Alistair sèchement.

-         Oh...

-         Grimmjow...


Le bleuté leva les yeux vers son amant et fronça les sourcils en voyant le regard réprobateur qu'il posait sur lui.


-         T'es chiant Bya...


Lorsque le 7ème siège eut finit, Byakuya prit soin de remercier poliment l'homme. Alistair haussa les épaules et quitta les lieux. Il avait d'autres chats à fouetter.


°°0°0°°


A peine Byakuya retourna dans les locaux de la 11ème division qu'on l'informa de la présence du fukutaïcho de la 13ème division qui souhaitait le voir. Le brun su immédiatement de qui il s'agissait. Il se raidit... elle avait mis du temps pour venir le voir. Pourquoi maintenant ? Grimmjow le quitta ayant son travail à terminer auprès des troupes qui étaient sortis plus tôt. Byakuya l'entendit à peine. Il demanda :


-         Elle se trouve où ?

-         Nous l'avons fait patienter dans votre bureau Fukutaïcho !

-         Bien... que personne ne nous dérange !


Le ton était dur, ce qui surpris légèrement le siège devant, pourtant ce dernier s'inclina légèrement et répondit :


-         Haï !


Le cœur de Byakuya battait furieusement dans sa poitrine. Il entra dans son bureau sans prendre de pause. S'il le faisait... il n'aurait pas le courage de franchir la porte. La brune se tenait devant la fenêtre et attendait patiemment. Rukia tourna vivement la tête et ses yeux s'arrondirent quand elle vit le jeune homme qui se tenait devant la porte. Elle porta une main à son cœur et ses jambes se mirent à trembler.


-         Nii-sama...


Byakuya la regarda froidement et se dirigea sans un regard vers elle, vers son bureau. Il s'assit calmement et releva ses yeux anthracites vers elle. Sa voix résonna sèchement :


-         Je ne suis pas votre frère...

-         Pourtant, vous lui ressemblez tellement et... Renji m'a dit que vous étiez la réincarnation de Byakuya Kuchiki. Qu'Ichigo était avec vous, ainsi que Grimmjow Jaggerjack et Shinji Hirako... Pour moi, il n'y a pas besoin de plus de preuves. Vous êtes mon frère...


Rukia qui se tortillait au début de sa tirade prenait de plus en plus d'assurance. Elle se tenait maintenant en face du bureau, ses doigts reposaient sur ce dernier. La fukutaïcho avait planté son regard dans celui qui fut son frère une centaine d'années plus tôt. Byakuya ne broncha pas et finit par soupirer. Elle ne lâcherait pas le jeune homme, il en était persuadé.


-         Inutile de nier... je sais que c'est toi nii-sama...


Un silence s'installa et Rukia n'obtint aucune réponse. La noble reprit :


-         Nii-sama... si je viens te voir aujourd'hui, c'est que le clan Kuchiki a besoin de toi !

-         Cela ne me concerne plus ! Rétorqua sèchement le brun.

-         Comment peux-tu dire cela ? Depuis ta mort, le clan va à la dérive. Genichi qui a repris ta place est en train de... de...


La porte s'ouvrit brutalement et Grimmjow entra. Les yeux du bleutés fixèrent immédiatement la petite brune avec hostilité.


-         Que fait-elle là ?

-         Grimmjow... Fit calmement Byakuya. J'ai demandé à ne pas être dérangé. Même...

-         Va te faire voir ! Si ça te concerne... ça me concerne. Me met pas à côté ! J't'parie qu'elle vient pour les Kuchiki !


Byakuya resta de marbre tandis que Rukia rougissait mais elle ne baissa pas les yeux malgré l'hostilité manifeste du troisième siège.


-         Oui... je viens demander l'aide de celui qui fut mon frère. Nous sommes dans une situation critique et si personne ne fait rien, le clan Kuchiki va disparaître ! Je ne peux pas laisser faire cela... pas après tout ce qu'avait accomplis nii-sama !


Grimmjow ricana et se pencha vers la brune menaçant :


-         En fait, t'essaye de sauver ton cul !

-         Je n'ai aucun droit sur la famille Kuchiki. Après la mort de Nii-sama, le clan a fait en sorte que je sois chassée du clan. Et lorsque je me suis mariée à Renji, ils m'ont fermé les portes du domaine. Je n'ai plus rien à voir avec le clan Kuchiki. Enfin... c'est ce qu'ils voudraient... Nii-sama avait fait une clause telle, qu'ils ne peuvent pas m'empêcher d'avoir des droits. Et là... ça va trop loin ! J'ai fait fonctionner mon droit de veto sur la dernière décision irrationnelle de Genichi Kuchiki.


Se tournant vers son ancien frère, elle supplia presque :


-         Il faut... je ne sais pas encore par quel moyen que tu fasses quelque chose. J'ai réussit à parler à ton oncle Akio... Il est d'accord avec moi et il est actuellement en pour parler avec le reste du clan. Enfin, les plus influents d'entre eux qui commencent à désespérer.

-         Pourquoi vous ne lui faites pas la peau ? Demanda Grimmjow.

-         Ils ne peuvent pas le faire... Répliqua laconique Byakuya. S'ils le faisaient, ils se retrouveraient en prison d'une part. Et d'autre part, l'honneur des Kuchiki s'en trouverait ternis et ils perdraient le peu de position qu'ils leurs restent. Genichi a fait un beau travail de sape. Je n'ai jamais voulu qu'il me remplace... ce n'était pas pour rien, mes pires craintes se sont réalisées.


Byakuya avait joint ces mains devant lui. Il avait les sourcils froncés perdu dans ces pensées. Grimmjow sera les poings et posa un regard de glace sur son amant.


-         Tu n'es plus un Kuchiki...


Le brun leva les yeux et rencontra le visage dur de l'ancien espada. Ils se défièrent du regard. Le cœur de Byakuya était pris entre deux feux. Son ancien lui l'empêchait de pouvoir réfléchir correctement. Il se souvint des sacrifices qu'il avait du faire pour son clan. Une légère grimace apparu sur ces traits. Etait-il prêt à les endosser à nouveau ?


-         Nii-sama... réfléchis à la question... Je... tu n'es pas obligé de me répondre tout de suite. Je reviendrait demain pour avoir ta réponse.

-         Pour quelle question ? Demanda Grimmjow froidement.

-         Cela ne te concer...

-         Rukia me demande de reprendre la tête du clan Kuchiki. Enfin, si elle réunit assez de voix dans le clan afin que je puisse en reprendre la tête !

-         C'est impossible... fit d'une voix blanche Grimmjow.

-         S'il y a une majorité, surtout si elle provient des membres les plus influents... c'est possible !


Grimmjow se crispa et se tourna presque violemment vers Rukia. La femme déglutit en voyant la haine qui s'affichait dans les yeux bleus. Le troisième siège déclara à son amant sans quitter du regard la brune :


-         Tu rejoins le clan Kuchiki considère notre relation comme terminée !

-         Gri...


La porte claqua violemment et les gonds en furent presque arrachés. Byakuya était inquiet même s'il n'en laissait rien paraître. Rukia se tourna vers son frère incrédule :


-         C'est avec lui que tu fais ta vie ? Et Ichigo...

-         Ichigo appartient à Shinji... et oui, Grimmjow est mon amant. Quelque chose à ajouter ?

-         Euh... non !


Rukia était agitée, elle ne s'attendait pas à pareil réaction et découverte. Elle était mal à l'aise soudain.


-         Je suis désolée... je ne savais pas ! Je te laisse ou plutôt... discute s'en avec Grimmjow Jaggerjack...

-         Grimmjow Honjo... repris calmement Byakuya.


Ce dernier se leva et observa quelques secondes la brune pour finalement déclarer :


-         Je vais réfléchir et surtout, je vais en discuter avec Grimmjow. Je vous attend dans trois jours. Il est inutile de venir avant... Il faut que le troisième siège se calme d'abord et se n'est pas gagné... murmura à la fin Byakuya.


Ce dernier sortit du bureau après un léger signe de tête. Il chercha le reiatsu de son amant qu'il sentait énervé. Le brun rencontra Ikkaku qui l'interpella :


-         Que se passe t'il avec Honjo ?

-         Rukia Kuchiki est venue me rendre visite...

-         Ha... je comprends alors...


Le capitaine de la 11ème division eut un regard de pitié vers son fukutaïcho qui n'y prêta aucune attention, trop occupé à repérer sa moitié révolté une nouvelle fois. Byakuya avait toujours l'impression de jouer avec de la nitroglycérine avec lui. Le jeune homme le repéra et s'excusa auprès de son taïcho qui lui se dirigea vers son bureau.


Le brun trouva Grimmjow assit sur le pont se trouvant proche de la 11ème division. L'herbe haute cachait en partit le corps du bleuté qui mâchouillait un morceau de végétation nerveusement. Byakuya marcha calmement jusque devant son amant et s'agenouilla devant lui. Il posa ses mains sur les genoux remontés ce qui attira l'attention de Grimmjow.


-         Tu vas dire oui ?

-         Je voudrai déjà en parler avec toi...

-         Pourquoi faire tu as pris ta décision...

-         Non... si tu me dis de refuser... je refuserai !


Grimmjow contempla calmement maintenant le brun et d'un brusque mouvement l'empoigna par le revers de sa veste. Byakuya perdit l'équilibre et se retrouva allongé entre les genoux du bleuté.


-         Et après, tu iras te plaindre que je t'empêche de faire ce que tu veux ? Non... je vais te laisser te débrouiller...

-         Je ne peux pas prendre de décision seul !

-         Pourquoi ?


Byakuya se releva tant bien que mal pour avoir une posture plus « digne » mais Grimmjow le retenait toujours face à lui.


-         Parce ce que je tiens à toi. Tu es plus important... Grimmjow ?


Le bleuté observa surpris le brun qui changeait de ton.


-         Me crois-tu lorsque je te dis que je t'aime ?

-         Oui...

-         Alors pourquoi doutes-tu de moi ?


Les deux jeunes hommes se regardèrent intensément. La peur qui se lisaient dans les deux regards en disait plus long qu'un discours.


-         J'ai peur de te perdre...


Byakuya se redressa et repoussa les mains de Grimmjow. Il passa ses bras autour des épaules musclées de son amant et enfouie son visage dans le creux de la nuque du bleuté et souffla :


-         J'ai la même peur...

-         Idiot !

-         Je ne suis pas le seul !


Grimmjow repoussa légèrement son amant et prit ses lèvres. Le baiser qu'ils échangèrent étaient tendre comme s'ils échangeaient un serment connus d'eux seuls. Le bleuté pris soudain la taille de Byakuya et le renversa sur le côté. Son buste se suspendit au-dessus du brun et il regarda gravement sa moitié étendu sous lui.


-         C'est ta propre décision et quel qu'elle soit, je l'accepterai. J'te soutiendrai... mais, n'oublie jamais que tu m'appartiens. Plus d'Ichi... plus de Kuchiki... tu n'appartiens qu'à moi ! Tout comme t'es le seul dans mon cœur.


Les mains de Grimmjow volaient sur le corps de Byakuya qui se laissait gagner par l'émotion.


°°0°0°°



Byakuya était assis à son bureau et Rukia l'observait avec attention. Finalement, le brun demanda :


-         Quel soutient as-tu obtenu du clan ?

-         Tous les membres les plus influents attendent ton retour ! Bien sur, nous gardons ceci secret pour parvenir au moment le plus opportun pour renverser Genichi...


Un léger soupir s'échappa des lèvres du fukutaïcho de la 11ème division.


-         Qu'elle est ta réponse ?

-         J'accepte...


Rukia soupira de soulagement, pourtant Byakuya repris sèchement :


-         A la condition que Grimmjow soit accepté également comme mon compagnon. Je ne me marierai pas. Je n'aurai donc pas d'enfants... je me moque de savoir si ma réputation soit mal perçut par mes préférences sexuelles. Grimmjow est la seule personne que je souhaite à mes côtés.


La brune observa un long moment le jeune homme décidé en face de lui et finit par déclarer :


-         Soit... j'ai prévenu déjà les membres du clan. Ils sont au courant et n'ont émit aucun jugement. Je ne pense pas que cela pose un problème.


Le regard circulaire que Rukia fit soudainement dans la pièce fit demanda à Byakuya :


-         Quelque chose ne va pas ?

-         Où est Honjo-san ?

-         Il est partit en mission...

-         Ah...


Byakuya observa longuement Rukia et soupira une nouvelle fois. Il espérait ne pas regretter sa décision.

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Jeudi 2 juillet 2009







Texte : Non bêta reader...
Dsl pour les fautes !



Ichigo rentra chez lui anéantis. L'adolescent ne pouvait pas nier... il avait activement participé ! A cette pensée, il rougit. Lorsqu'il poussa la grande porte d'entrée, des détails lui revinrent en mémoire de façon accrue et le rouge pivoine assaillit son visage.


- Eh bien fils... vu ta tête on dirait que tu as connu ta première nuit d'amour ! Enfin journée... fit Isshin en se grattant la tête.


Le ton était nettement moqueur. Le jeune homme devint blême et foudroya son père du regard en marmonnant :


-     Ne raconte pas n'importe quoi encore !


Son père eut un sourire carnassier et déclara :


-     Allez avoue ! Vu l'état de tes vêtements et ton air... tu as du passer du bon temps avec une fille...

-          La ferme !

-          Au fait Ichigo... Alors que le jeune homme essayais de s'échapper... tu n'avais pas l'école cet après-midi ? C'est quoi ce costume ? C'était pour ton rendez-vous ? J'espère qu'elle était jolie au moins...


L'adolescent resta figé et la voix d'Isshin résonna.


-          En tout cas, elle a beau être jolie, je préférerai que tu ailles à l'école. J'espère ne plus te surprendre de cette manière !


Ichigo n'avait pas la force de répondre à Isshin, il était fatigué et surtout il avait besoin de s'immerger dans un bain, dans les plus bref délai. L'adolescent pris le partit de quitter les lieux rapidement et ainsi échapper à l'interrogatoire de son père. Le jeune homme pensa qu'Isshin pouvait prendre des airs stupides toutefois, il était d'une sagacité étonnante lorsqu'il s'agissait de sujets importants... Ichigo comprit qu'il aurait beaucoup de difficulté à mentir à son père. Le remord l'assaillit. Une fois arrivée dans sa chambre, l'adolescent ferma le battant à clef.


Ichigo comprit toute la porté des derniers événements et la gêne ainsi que la confusion s'installèrent dans sa tête. Comment avait-il pu laisser un homme le toucher comme, il avait laissé Gin Ichimaru le toucher ? C'était inconcevable... Le roux quitta la porte. Ses pas le menèrent vers sa salle de bain. La première chose qu'il fit se fut de faire couler l'eau chaude.


Lentement, Ichigo défit ses vêtements et ces derniers tombèrent en tas à ces pieds. Le jeune homme vit son reflet dans le miroir et il tourna légèrement la tête pour s'observer. Apparemment pas de grand bouleversement physique mais quelque chose dans son regard avait changé. Attiré par son reflet, l'adolescent s'approcha du grand miroir rectangulaire se trouvant au-dessus du lavabo en marbre. Ses doigts fins coururent sur son visage et sur son cou. Gin n'avait laissé aucune marque visible sur son corps. Juste cette sensation bizarre au niveau du postérieur et quelques courbatures au niveau du dos.


Cette réflexion l'amena à penser qu'il devait entrer dans son bain. Il se laissa glisser dans le liquide cristallin et poussa un soupir de soulagement. Sa tête reposa sur le rebord de la baignoire et un de ses doigts toucha la commande des remous. Mince... comment j'ai pu en arriver là ? Cette unique pensée l'obsédait. Mais plus que tout, c'était les sensations qui l'avaient submergé qui lui revenait en tête inlassablement. Le plaisir procurer par cet étrange échange. Il ne pouvait pas le nier, Ichimaru avait été très tendre avec lui. Même s'il l'avait congédier comme un vulgaire domestique... Ces gestes et ses attentions, la lueur dans ces yeux ne pouvaient pas être une illusion. Cette réflexion le fit trembler.


Ichigo en eu assez... toutes ces pensées étaient accaparées par une unique personne. La passion dans ces yeux, la lueur de tendresse, ses caresses audacieuses et pourtant si douces, et sa propre fascination pour l'homme. Certes, il avait eu peur et avait eu la gorge nouée à plusieurs reprises. Cependant, Ichigo n'oublia pas la confiance qu'il lui avait d'instinct accordée, le désir brûlant qu'il avait ressentit et qui l'avait ébranlé. En arrivant sur les lieux, le jeune homme était persuadé qu'il serait dégoûté. Il avait appréhendé l'acte et s'était résigné à passer un moment douloureux. Douloureux, c'est vrai... pensa le jeune homme. Mais...


Le roux se laissa couler au fond de l'eau et cessa de respirer. Il ressortit une minute plus tard, le jeune homme n'était toujours pas soulagé par ce bain. Le roux fit mousser le shampoing et se frotta activement en songeant que ces ablutions lui permettraient au moins d'oublier les caresses de Gin. Lorsqu'Ichigo sortit, il se dit que tout cela était vain. Il s'enroula dans sa serviette et soudain, il pensa au lendemain et suspendit ses gestes. L'adolescent était figé ! Tout recommencerait... Il repoussa l'idée ne voulant pas faire face à cet horrible vérité.


Lentement, le jeune homme s'habilla et sortit son portable. Il appela Kiego et l'invita à passer chez lui pour qu'il lui apporte ces devoirs. Il n'avait pas le choix... Le jeune homme se rendit compte que son père le surveillerait et si ces résultats chutaient, il ferait des investigations. Et Isshin était du genre persistant. Ichigo n'était pas sur de pouvoir résister à un nouvel interrogatoire. Déjà tout à l'heure, il avait eu un coup au cœur en entendant les paroles de son père.


L'adolescent descendit l'escalier principal pour se diriger vers les cuisines et eu la surprise d'y trouver sa mère.


-          Ichigo... s'exclama sa mère ravie. Ton père m'avait dit que tu étais là. C'est vrai que tu as une petite amie ?


Le jeune homme se sentait mal de mentir à sa mère et en prenant soin d'éviter le regard malicieux de Mazaki, le roux marmonna un :


-          Si on veut !


Mazaki observa son fils quelques instants pensive et rétorqua :


-          Si tu veux m'en parler, n'hésite pas Ichigo. Je te trouve très nerveux depuis quelques temps.

-          Tu t'imagines des choses... Je vais bien !


Le ton était sec et le jeune homme s'en voulut. Un petit silence prit place et finalement sa mère posa une main réconfortante sur son avant-bras et murmura :


-          Fait comme tu le sens... mais sache que je suis là, si tu as des problèmes et quel qu'il soit !


Les yeux ambres sondèrent quelques instants le visage aux traits délicats et il avoua :


-          J'y songerai...

-          Très bien...


Mazaki proposa à Ichigo de lui préparer un chocolat et le jeune homme grogna qu'il n'était plus un gamin. Mais sa mère n'écoutait plus, déjà devant ces fourneaux et Ichigo se retrouva avec une tasse fumante dans les mains quelques minutes plus tard. Ce dernier eut un effet réconfortant sur ces nerfs et le jeune homme discuta avec Mazaki jusqu'à l'arrivée de Kiego.


Le brun fut vite enlever par le roux qui l'emmena dans sa chambre. L'étudiant fut surpris et demanda :


-          Qu'est ce qui t'arrive bordel ?

-          Rien... mais, j'ai besoin de savoir si t'es un vrai ami !


Kiego plissa les yeux et observa le visage du jeune homme qui lui semblait différent mais, il ne su pour qu'elle raison. De plus, Ichigo semblait agité. Il marchait de long en large et son mordillement de la lèvre inférieure le firent froncer légèrement les sourcils.


-          Tu sais que tu peux compter sur moi...

-          Très bien... alors, je risque de m'absenter durant quelques cours prochainement. Si tu pouvais me les copier en double et me servir d'alibis si mes parents se posaient des questions.

-          Tu vas sécher ?

-          J'ai des affaires à régler... en quelque sorte...


Kiego observa son ami entre ses paupières mi-closes et finalement se dirigea vers le lit du roux et s'installa dessus. Une fois assis, il jeta un coussin à son ami et déclara :


-          Accouche !

-          Cela ne te concerne pas !

-          C'est le prêteur sur gage ? Gin Ichimaru ?


Ichigo sursauta en entendant prononcer le nom de cet homme. Il bondit sur Kiego et posa une main sur la bouche du brun et menaça :


-          Ne t'avise pas de prononcer son nom devant moi !


L'autre adolescent était maintenant définitivement inquiet. Il chuchota :


-          C'était quoi ton deal avec ?


Ichigo évita le regard perçant du brun et il se posta devant une porte fenêtre. Ces yeux balayaient le jardin à la française se trouvant devant la demeure des Kurosaki. Son attention semblait captivé surtout par les gravillons blancs qui étaient rassemblé sur la petite terrasse devant la porte d'entrée principale.


-          Il m'a prêté cinquante millions, si je n'étais pas capable de lui fournir ce midi... je donnais mon corps en échange !


Kiego eu la mâchoire qui tomba et ses yeux sortirent de sa tête. Aucun son ne pu sortir de sa gorge. Le jeune homme n'eut pas besoin de poser « la » question, autrement dit, s'il avait céder son corps... Il était évident maintenant pour lui que c'était chose faite. Pour la première fois, Kiego vit un Ichigo vulnérable. Lui qui ressemblait à un roc était là devant la porte-fenêtre droit et le regard porté au loin et pourtant, sa façon de se tenir au demeurant altière semblait brisé.


Maintenant, il mettait enfin la main sur ce qui le chagrinait depuis qu'il avait vu son ami à la porte de la maison. Ses yeux ambres... Keigo déglutit péniblement et finit par dire :


-          Jusque quand ?

-          Jusqu'à ce que je rembourse ma dette !

-          Avec les intérêts ?

-          Non... je n'ai pas d'intérêt... Il a dit que mon corps suffisait pour cela !

-          Wouah ! Et tes absences, c'est pour couvrir...

-          Mes parties de jambes en l'air !


Le ton était dur et le regard glacé du jeune homme se posa sur Kiego qui se tassa sur lui-même.


-          Je n'ai pas envie que mes résultats scolaires chutent, sinon mon père va s'interroger et... c'est surtout la réaction qu'il aurait s'il découvrait le pot au roses qui m'inquiète !

-          Je te couvrirai... mais, tu n'as pas d'autres moyens pour te sortir de là ?

-          Aucun ! Si je ne respectais pas ma promesse, il m'a menacé. Cela rejaillirait sur ma famille et tu sais très bien qu'un scandale comme celui-là, serait épouvantable pour notre nom et l'honneur de ma famille.

-          Putain d'honneur ! Et c'est toi qui te sacrifie pour eux  merde !


Kiego serrait les poings et marmonna :


-          Si j'avais su ce qui se passerait, j'aurai fermé ma grande gueule !

-          Tu n'as rien à te reprocher ! Si tu ne m'avais pas donné cette adresse, mon père aurait tout perdu. Et ça... je pouvais pas laisser faire ça !

-          Mais tu te rends compte de ce qui t'arrive Ichigo ?


L'adolescent roux observa son ami avec une étrange expression sur ces traits. Un sourire amer étira ses lèvres sensuelles et il répondit d'une voix lente et basse :


-          Tu ne t'imagines même pas à quel point !


Kiego ne su quoi répondre. Ichigo invita son ami à lui donner les cours qu'il avait manqué. Le brun bondit sur ces pieds et prit une deuxième chaise et se mit à expliquer le contenu de ces derniers. Jamais le Kiego ne fut plus serviable et attentionné avec le roux. L'expression d'angoisse qui se lisait sur ces traits aurait pu être ceux d'Ichigo. Comme si l'étudiant avait pris sur lui d'exprimer les émotions que le roux était incapable d'exprimer !


°°0°0°°


Le lendemain matin, Ichigo mangea rapidement son petit déjeuner et quitta sa famille encore plus rapidement. Le jeune homme arriva devant les portes de son lycée et fut bientôt rejoint par Chad, Kiego, Mizuiro et Tatsuki. Même si Kiego l'observait un peu inquiet, le jeune homme essayait de donner le change et Ichigo lui en fut reconnaissant. Bientôt l'adolescent se comporta tout aussi naturellement avec les autres qui les rejoignaient au fur et à mesure qu'ils s'avançaient vers leur classe.


Le roux fut soulagé aucun coup de fil ne fut donner au matin. Ce qui le rassura et il commença lentement à se détendre au fil des heures, oubliant même Gin par intermittence. Quelle ne fut sa surprise de voir que son après-midi fut tout aussi tranquille. Ichimaru pouvait-il oublié ? Même Kiego semblait tranquillisé de voir son ami avec lui à la sortie des cours.


A peine rentrée chez lui, Ichigo fit ses devoirs, mangea et finalement se prépara plus tard dans la soirée à aller se coucher. Son téléphone portable sonna et son cœur s'arrêta. Il venait juste de le poser sur sa table de chevet. Les yeux du jeune homme tombèrent sur l'horloge digital... 22 h ! L'adolescent mit un certain temps pour décrocher et quand il le fit, la voix contrarié de l'albinos lui demanda :


-          Que faisiez-vous ?

-          Je... j'étais au toilette...


Excuse débile mais au moins, un endroit où on ne penserait pas prendre son portable.


-          Je vous attends d'ici une heure à l'adresse que je vous ai donné. C'est la chambre 54 et elle se trouve au deuxième étage, à droite de l'ascenseur. Vous ne vous arrêterez pas à la réception !

-          Bien...

-          Ne me faites pas faux bond !

-          Pour qui me prenez-vous ?

-          A dans une heure...


La communication fut coupée. Le cœur du jeune homme battait follement dans sa cage thoracique. Ichigo resta un moment sur place ne sachant quoi faire. Puis, un froncement de sourcil vint barrer son visage et il se tourna vers son placard. Il en sortit un costume sombre. Il songea à s'en racheter car sa garde robe de ce côté là, était pauvre. Bientôt, il se fit face dans la glace, son ensemble noir le vieillissait sans conteste en lui donnant une distinction folle.


Ichigo attrapa son portable et commanda un taxi. Il lui donna rendez-vous un quart d'heure plus tard, un peu plus loin dans sa rue. L'adolescent forma une silhouette avec ces coussins, en rabattant ensuite ses couvertures dessus. Le roux se dirigea vers sa fenêtre et observa le sol plus bas. Une chance qu'il ne soit qu'au premier étage. Il passa par dessus la rambarde et se laissa glisser pour atteindre le bord du balcon et se lâcha. Le jeune homme atterrit presque silencieusement sur le sol. 


Lorsqu'il se redressa Ichigo longea la maison et se cacha derrière certains buissons pour finalement se retrouver à l'extérieur de chez lui. Il s'épousseta rapidement et se dirigea vers son lieu de rendez-vous pour le taxi qui arriva bien vite. Le roux donna l'adresse au chauffeur qui lui jeta un curieux coup d'œil mais, l'adolescent se contenta de le dévisager froidement un sourcil légèrement redresser. L'homme haussa les épaules et se concentra sur sa conduite.


Arrivé à destination, Ichigo paya et un frisson parcouru lentement son échine. Le trajet lui avait sembler si court. Sans attendre, le roux traversa le halle de l'hôtel et beaucoup de regard se tournèrent vers ce jeune homme si beau et si distingué. Il traversa le hall sans observer ce qui l'entourait. Tout au moins, remarqua t'il la classe de l'établissement, ce n'était absolument pas un hôtel miteux.


Le jeune homme monta dans la cage d'ascenseur. Plusieurs femmes s'y trouvaient et chuchotaient entre elles mais le jeune homme prit le partit de les ignorer. Ichigo sortit le premier et les gloussements derrière lui l'exaspèrent. Le roux tourna à droite et regarda la numérotation. Il observa les numéro cinquante, cinquante deux et son cœur s'accéléra brutalement. Il prit conscience de ce qu'il faisait... Kami-sama, ces genoux commencèrent à s'entre choquer. L'adolescent frappa à la porte cinquante-quatre en essayant bravement de ne pas montrer son émoi. Il sentait ses yeux picoter légèrement. Puis, il se repris et se redressa, non, il assumerait et rien ne le fera flancher.


La porte s'ouvrit et Ichigo ne vit personne. Il pénétra dans la suite ? Le regard circulaire qu'il jeta le laissa perplexe. La chambre était immense et la décoration était un peu kitch avec son goût personnel. Rouge, doré et orangés attiraient le regard de façon agressive. La décoration surchargée... et deux bras s'enroulèrent autour de ses épaules. Ichigo cessa de penser. L'adolescent ferma les yeux et se laissa aller contre la poitrine de Gin. L'odeur de parfum onéreux venait frapper ses narines une nouvelle fois.


-          Vous sembliez long à arriver mais, vous êtes en avance Kurosaki-sama... Etrange comme le temps peu sembler aléatoire selon les événements.


La voix transperça l'adolescent et malgré sa frayeur qu'il ne pouvait pas expliquer tout comme cette irrésistible attirance, le roux se retourna pour faire face à l'albinos. Sans qu'il s'en rende vraiment compte, l'attitude d'Ichigo avait changé et ses yeux ambres étaient devenu plus lourd. Gin cessa de sourire fasciné par le changement d'ambiance qui s'était produit en quelque instant des l'arrivée du jeune homme. Il lui semblait d'une beauté presque animal. La façon dont Ichigo le fixait le fit déglutir et Gin se demanda soudain si c'était lui qui avait fixé le rendez-vous.


Sans vraiment se rendre compte de ses gestes, Ichigo s'en remis à son instinct  qui couvait latent. L'adolescent leva une main vers le visage du plus vieux et caressa de son pouce les lèvres de l'homme. La peur avait déserter les veines d'Ichigo et oubliant totalement que ce n'était pas lui le maître du jeu, attira le visage d'Ichimaru à lui et prit possession de cette bouche dont il avait rêvé toute la nuit précédente. Le jeune homme voulait revivre ce qu'il avait vécu la veille. Gin enlaça presque violemment le roux et le serra fermement contre lui.


Il ne chercha pas à sourire quand la langue de son partenaire chercha à tâtons l'entrée de sa bouche. Gin laissa le passage et Ichigo parti à la conquête de cette caverne où l'attendait la jumelle de sa langue. Même s'il agissait un peu maladroitement, la ferveur de son baiser et la façon dont il avait de se plaquer contre Ichimaru firent perdre la raison à ce dernier qui entraîna sa jeune "victime" sur le lit.


-          Je pense que se sera plus confortable pour toi ici...


Ichigo grimaça en songeant aux courbatures du matin. Même s'il agissait normalement, ces muscles criaient pitié. Les couvertures lui semblèrent douces comparer au tapis posé à même le parquet. Gin redressa le roux et lui enleva sa veste qu'il posa sur un dossier. Voyant l'air interrogateur du jeune homme, il répondit à la question silencieuse par :


-          Je ne voudrai pas que vos vêtements soient froissés comme hier.


Les doigts experts de l'homme déboutonnèrent la chemise qui fut sagement pliée également. Puis, les chaussures, le pantalon, les chaussettes... seul le sous-vêtement resta en place. Ichigo avait observé le manège du plus vieux et une boule d'angoisse s'était formée dans sa gorge une nouvelle fois. La précision des gestes, le silence qui les accompagnaient, étaient chirurgical voir effrayant.


Gin se leva et baissa les lumières, ne laissant fonctionner l'éclairage du chevet. Ichigo était tétanisé et ne savait plus soudain quoi faire. L'albinos se déshabilla à son tour et susurra :


-          N'ayez pas peur...


Cette façon de lui parler le troubla. Ichigo se demanda soudain comment un homme attentionné pendant l'amour pouvait ensuite lui tourner le dos sans un geste envers lui juste après ! Un léger froncement de sourcil s'inscrivit sur ces traits et Ichimaru ouvrit légèrement ses yeux. Il scruta le visage du jeune homme et vit un mélange d'inquiétude et de mécontentement. Qu'est-ce qui pouvait agiter le roux ? Gin surplomba Ichigo et leurs yeux s'entrechoquèrent. Interrogateur pour le plus vieux et méfiant pour le plus jeune.


-          Qu'avez-vous ? Quelque chose vous donnerez envie de vous rétracter sur votre parole ?

-          N.. non !


Un silence pesant s'installa. Le prêteur sur gage observa encore un instant le jeune homme puis se pencha vers lui et murmura :


-          N'oubliez pas Kurosaki-sama que ceci n'est pas une histoire sentimentale... mais juste un marché entre vous et moi !

-          Je ne l'oublie pas... Rétorqua froidement Ichigo.


Les paroles touchèrent le jeune homme en plein cœur. L'adolescent se mordilla la lèvre inférieure et il sentit contre son cou le souffle chaud de son amant qui avait réfugié sa tête au creux de sa nuque. La douce caresse de ses cheveux mi-long sur sa chair le firent frissonner.


Le roux ferma les yeux et tenta d'oublier mais son cœur saignait pour il ne savait qu'elle raison. Bientôt, les pensées d'Ichigo se désagrégèrent ... Gin effleurait son corps par de subtiles caresses. Leurs peaux se frôlaient et le contre jour qu'offrait l'éclairage donnait une intimité grandissante à l'acte qui s'accomplissait. Ichigo ne fit absolument rien, Gin semblait se délecter de le toucher dans les endroits les plus intimes provocant des rougissements intempestifs qui le faisait sourire.


Il était évident pour l'adolescent, même s'il n'avait pas eu d'expérience auparavant, qu'Ichimaru le traitait avec tendresse. Ichigo se cambrait sous cet homme et se sentait aspirer par le plaisir. Rien d'autre ne comptait que l'instant présent. L'enivrement des caresses, le va et vient en lui et la chaleur du regard azur.


Un peu plus tard, Ichigo eu peur d'avoir froid. Gin s'était retiré et s'était assis au bord du lit en lui tournant le dos. Le roux observa un instant la silhouette élancée et ferma les yeux. L'albinos lui avait dit quelques instants plus tôt que ce n'était qu'une relation "d'affaires". Ichimaru soupira maintenant, il devait « congédier » Ichigo. A sa surprise, il sentit les tissus glisser derrière lui. L'albinos leva la tête et croisa le regard glacé du roux. Ce dernier prit ses vêtements et se dirigea vers la salle de bain et marmonna :


-          J'ai quand même le droit de prendre une douche ?

-          Oui...


Ichigo quitta la pièce pour se diriger vers la spacieuse salle de bain attenante. Ichimaru fut surpris par le comportement du jeune homme et sa gorge se noua. C'était pourtant ce qu'avait voulu le prêteur sur gage. Il secoua la tête et sortit un paquet de cigarettes. Il s'en grilla une et lorsqu'il écrasa le mégot incandescent, le jeune homme sortit de la salle de bain. Son regard perçant le subjugua mais évita de le montrer derrière ses paupières closes.


-          Vous me contacter sur mon portable ! Souffla le jeune homme.


Et sans un regard en arrière le roux quitta la pièce et Gin ne fit aucun geste pour le retenir. Son cœur s'était emballé l'espace d'un instant. Les choses ne se passaient vraiment pas comme il se l'était imaginé. Il posa sa tête dans la paume de sa main et ébouriffa ses mèches argentés. C'était quoi son problème ? Devait-il écouter Kisuke ?


°°0°0°°


Ichigo entra sans encombre chez lui. Il réussit à ranger ses affaires discrètement et passa rapidement son pyjama pour finir par s'endormir d'un sommeil sans rêve. L'adolescent se sentait comme anesthésié. Peu lui importait maintenant ! Il venait de fermer son cœur.

 

- Communauté : Aiko's Y@oi - Par Jijisub
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Mercredi 1 juillet 2009






Texte non bêta reader !


Renji resta figé à la porte quelques secondes, tandis qu'Isshin ouvrit les yeux sous le choc. Ichigo rougit légèrement mais resta de marbre. De toute façon, si Renji et lui devait vivre ensemble autant que son père soit au courant. Le Dieu se reprit et se dirigea droit vers Isshin qui observait toujours Renji surpris.


-         Enchanté Monsieur...


L'homme aux cheveux rouges tendis une main franche et directe à son futur beau-père qui baissa les yeux et qui bougea mécaniquement sa main et la tendis pour enserrer celle de Renji.

Isshin se reprit et offrit un sourire à l'homme et serra fermement la main.


-         Je ne m'attendais certainement pas à cela... Mais... Bienvenue dans la famille Kurosaki...


Isshin observa Renji qui se tenait devant lui. Les yeux rouges profond posé sur lui contenait... quelque chose qu'il ne pouvait définir par autre chose que « vieux » ou « ancien ». Même s'il avait l'air d'avoir une trentaine d'année, Isshin fut frappé par la présence du « jeune » homme,  comme si ça nature était intemporelle. Il fut favorablement impressionnée par Renji et c'est avec honnête qu'il l'accueillait dans la famille Kurosaki.


-         Merci Monsieur...


Le Dieu espérait faire bonne impression sur le père de l'homme qu'il aimait. Renji pensa qu'il aurait déjà bien de soucis avec sa propre famille, sans se coltiner celle de son amant sur le dos. Isshin lui plu immédiatement par sa droiture évidente et son air jovial.


Ichigo avait sentit les premières hésitations des deux hommes, mais l'atmosphère s'était nettement détendu quand Isshin avait souhaité la bienvenue à Renji. Une main vint saisir la sienne et l'étudiant fut surpris et il sut que c'était son amant qui avait glissé sa main dans la sienne. Cette chaleur inimitable et ce parfum de fleurs qui envahissait ses narines à chaque fois qu'il était proche, c'était saisissant.


-         Ichigo et moi allons emménager ensemble. Je suis venu le chercher pour l'installer directement dans mon appartement. Toutefois, je voulais récupérer les affaires d'Ichi avant de me rendre chez moi. Voulez-vous nous accompagner ?


L'estomac d'Ichigo se tordit mais quant il entendit la voix d'Isshin amusé, il se sentit soulagé :


-         Oh... vous allez vivre ensemble ? C'est soudain... mais, si c'est le choix d'Ichigo et le votre je m'incline. J'accepte avec plaisir. Je vais tout de même aller rendre visite au directeur de cet établissement. Je lui ai confié mon fils en toute confiance...

-         Moi, je vais m'occuper de rendre une petite « visite » à ce Il Forte...


Le petit ricanement inhabituelle dans la bouche de Renji fit sursauter Ichigo qui demanda :


-         Que comptes-tu faire ?


Le Dieu posa les yeux sur son amant et se rendit compte de l'air préoccupé du roux. Renji ne pu s'empêcher de passer un doigt tendre sur la joue du jeune homme.


-         Ne te fais pas de soucis pour lui. Je n'ai pas l'intention de le blesser. Je vais avoir une conversation « amicale » avec lui.


Isshin qui observait Renji fut saisit entre la douceur qu'il exprimait vers son fils qui contrastait violemment avec la dureté du regard. Son aura meurtrière le firent frissonner. Mais qui était ce type ? Il était évident qu'il était éperdument amoureux d'Ichigo, tout comme son fils semblait épris de lui. Mais... cet aura ? Les trois hommes quittèrent l'hôpital sans plus s'attarder.


°°0°0°°


Renji observait sa tenue, exaspéré. Il avait enfilé un jeans et un polo ouvert sur trois boutons sur son torse puissant. Ses longs cheveux étaient remontés en une sorte de queue en épis. Comment sa fille qui était passé le voir en coup de vent plus tôt, avait encore osé l'habiller de cette manière ? Pourtant, il lui avait demandé de faire en sorte qu'il soit « discret ». C'était foutu, vu le nombre de passant qui l'observait du coin de l'œil.


Les yeux du Dieu était caché par une paire de lunette noire et il releva la tête pour les fixer vers la pension qui se trouvait devant lui. Renji avait réussi à obtenir les informations dont il avait besoin grâce à son miroir et il attendait de pied ferme l'étudiant blond. Un lent sourire cruel se forma sur ces lèvres... Ce mortel avait osé touché à l'amour de sa vie...


L'homme attendit environ une dizaine de minute quand il repéra Il Forte en compagnie de ses amis. Renji suivit de loin le petit groupe qui prit soudain bifurqua dans une rue isolée. L'homme ne se tracassa pas et suivit les cinq étudiants qui bientôt lui firent face dans la ruelle.


-         Alors le vieux... Tu viens nous foutre une correction car on s'est occupé de ton aveugle ?


Renji plissa les yeux et rétorqua calmement :


-         Cela t'amuse tant que cela qu'il soit aveugle ?


Il Forte ricana et répliqua narquois :


-         Bien sur ! J'ai toujours voulu voir si la passion pouvait briller dans ces yeux qu'il cache. Ichigo est en plus super bien foutu... Que quelqu'un dépende de moi pour tout et avoir le pouvoir sur lui... Oui, j'avoue que ça m'amuse et m'excite à la fois !

-         Je vois... Murmura Renji


Eduardo se dirigea vers Renji pour le coincer contre un mur et lui faire peur mais à peine esquissa t'il un geste vers le Dieu que se dernier le propulsa contre le mur avec une violence inouïe. Les os du jeune homme craquèrent sous le choc. Les étudiants fixèrent stupéfait Renji qui semblait entouré par un vent circulaire. Tous étaient blêmes.


-         Putain... T'es qui ? Demanda D Roy

-         C'est maintenant que tu t'en inquiète... Souffla doucement Renji qui avait le regard fixé sur le blond.


D Roy bondit sur Renji et l'homme se débarrassa facilement de son agresseur, bientôt tous les étudiants voulurent se sauver pour échapper à l'homme qui était proprement effrayant. Il n'avait strictement rien à voir avec celui qui se montrait prévenant et aimant avec l'aveugle.


Renji murmura des incantations qui immobilisèrent ses victimes et fit un geste qui ramena ses victimes à lui avec sa main, il fit tourner le corps des mortels qui fixait le Dieu avec frayeur. Un sourire cruel s'étalait sur les traits du l'homme. Ce dernier brisa quelques os au sous-fifre du blond qui tombèrent dans les limbes de l'inconscience. Seul Il Forte semblait flotter dans les airs et... intact ! Renji dans un geste de la main qui attira son jouet à lui.


Le Dieu souffla alors à l'oreille de l'étudiant et dit d'une voix polaire :


-         Maintenant, Il Forte Grantz... tu vas savoir ce qu'est de vivre comme un aveugle...

-         Mais... mais... qui êtes-vous ? P...pourq..oi ?


Renji avait le visage penché au-dessus de sa victime qu'il scrutait. Un sourire satisfait étira ses lèvres et le Dieu répondit :


-         Tu vas connaître la colère des Dieux ! Tu vas connaître la colère d'Eros ou Cupidon... choisit le nom qui me convient le mieux... personne ne touche à Ichigo.


Il Forte était livide et avait l'impression de se liquéfier sur place. Renji claqua des doigts devant les yeux de Grantz et ce dernier hurla de douleur. Lorsque le jeune homme releva la tête et ouvrit les yeux, ces derniers ne voyait que du... noir !


-         Merde... que se passe t'il ? Je ne vois plus rien...Oh mon Dieu... C'est... c'est une plaisanterie ?

-         Tu pries Dieu ? Répondit Renji froidement. Tu as touché au favoris de l'un d'entre eux ! Tu vas goûter à l'existence tel qu'un aveugle la vie... Je te souhaite de t'en sortir aussi bien qu'Ichi... Sur ce...


Renji quitta la ruelle, laissant les étudiants blessés. Le visage du Dieu était sombre. Il n'aimait pas beaucoup utilisé ces pouvoirs pour de vulgaires humains, mais cette petite correction n'était pas imméritée !


°°0°0°°


Ichigo était plongé dans la rédaction de ses cours lorsqu'il sentit la présence de Renji derrière lui. Le jeune homme se tourna et surpris son amant.


-         Renji...

-         Comment as-tu su ?


Le visage du Dieu était perplexe et Ichigo laissa échapper un rire moqueur avant de répondre :


-         Ton odeur te trahis...

-         Hum... je vais me méfier alors !


Renji encadra le visage de son amant et l'embrassa. Ce dernier répondit aux baisers avec ardeur, ses mains ayant remontées sur les bras de l'homme plus vieux. Lorsqu'ils se séparèrent un léger filet de salive les reliais. Renji eu un léger sourire et demanda à son amant :


-         Tu peux sortir ce soir où tu souhaites rester à la maison ?


Ichigo fut surpris par le terme « à la maison ». Ce terme lui semblait tellement exotique et envoûtant. Il aimait vivre avec Renji qui était prévenant avec lui. Toutefois, ce dernier évitait de le traiter comme un infirme.


-         Ce soir... je voudrai rester ici. J'ai encore pas mal de boulot.


Le roux fronça les sourcils, le Dieu demanda soucieux :


-         Quelque chose ne va pas ?

-         C'est que je risque de ne pas être très disponible et...

-         Je le savais avant que nous n'aménagions ensemble. Pour moi, tes études ne sont pas une entrave tant que cela me permet de rester près de toi.


Ichigo resta pensif, fixant l'obscurité avec intensité. Son amant lui disait-il la vérité ou bien essayait-il de le ménager ? Le jeune homme sentit une main qui glissa dans ces mèches avec sensualité. La voix de son amant se fit câline près de son oreille :


-         Allez... bosse pour que je puisse m'occuper de toi ensuite !

-         Ma...

-         Je dois m'absenter, alors travaille bien !

-         Que fais-tu ?


Renji haussa un sourcil et Ichigo se mordit la lèvre inférieure. Il regrettait déjà la question. Le Dieu répondit au mieux à la question de l'étudiant.


-         Je... je dois rendre visite à ma « chère » mère.

-         Tu n'as pas l'air enchanté...

-         Pas vraiment ! C'est... une empêcheuse de tourner en rond. Je l'aime mais parfois, elle s'incruste un peu trop dans ma vie.


Ichigo rit doucement et murmura :


-         J'ai du mal à t'imaginer en fils modèle...


Le Dieu marmonna quelque chose entre ses dents mais suffisamment bas pour qu'Ichigo ne comprenne pas son propos. Ce dernier fronça les sourcils et demanda soucieux :


-         Si quelque chose n'allait pas... tu me le dirais n'est ce pas ?


Un léger silence s'installa, et Renji rétorqua calmement :


-         Parfois le silence est préférable... mais si quelque chose d'important arrivait, je te le dirais.

-         Réellement ?

-         ... oui.


Renji se pencha et embrassa brièvement l'étudiant qui ne réagit pas sur l'instant. Comme son amant se recula rapidement, le jeune homme se mordilla la lèvre inquiet de se brusque départ. La main d'Ichigo était restée un moment en suspens comme s'il essayait de retenir son amant près de lui. Ce dernier n'avait pas vu son geste et la tête du roux s'inclina comme pour une défaite. Le jeune homme ne sentait plus la présence chaleureuse du conseiller matrimonial. Le léger malaise de Renji ne lui avait pas échapper. Qui était la mère de son amant ? Renji lui aurait-il cacher quelque chose ? Comme le cœur du jeune homme se serrait presque à l'étouffer, il décida de se concentrer sur ces devoirs et d'ignorer cette brutale inquiétude qui l'avait envahit.


°°0°0°°



Renji avait vu l'anxiété dans l'expression d'Ichigo mais il ne pouvait pas lui expliquer sa position et surtout les manigances de sa mère qui essayait de s'immiscer à nouveau dans sa vie. Le Dieu avait vu le geste du jeune homme qui avait voulu le retenir. Mais... il devait régler certaines choses avant. Encore !


Le Dieu changea sa tenue moderne pour un kimono noir bordé de blanc en soie. Il relâcha ses cheveux et se dirigea vers la pièce réserver à la porte des dimensions. La première personne que Renji croisa en traversant le jardin de l'Olympes furent Yachiru et Rangiku. Ces dernières l'attendaient de pied ferme. La rousse se précipita vers son ex mari affolée :


-         Renji... ta mère...

-         Oui ?

-         Elle... te cherche. Nell semble furieuse...

-         Je vais la voir...

-         Méfie-toi. Tu ne seras jamais trop prudent !


Rangiku se mordillait nerveusement ses lèvres. Yachiru déclara décidé :


-         Je reste avec toi ! On ne sait jamais...


Renji baissa les yeux vers sa fille et marmonna :


-         Laisse-moi m'occuper de Nell.


Le Dieu laissa les deux femmes et continua sa route vers son palais. Renji vit plusieurs Dieu en cours de route mais ne s'arrêta pas pour les saluer contrairement à son habitude. Son froncement de sourcil ne laissait rien présager de bon. Devait-il demander conseil à son père ? Après tout, il avait supporter sa mère... Soudain le visage de Nnoitra s'imposa à lui et il grimaça... Pas la peine non plus d'aller voir Yami, ce dernier avait certainement d'autres chats à fouetter. Son grand-père ? Non... il serait capable de jeter son dévolu sur Ichigo en compensation. Tout à ces réflexions, le Dieu entra dans son palais...




°°0°0°°


Renji capta immédiatement la présence à l'intérieur de sa demeure. D'un pas décidé il traversa les pièces pour arriver dans le grand salon où sa mère se tenait un verre d'ambroisie entre les mains.


-         Alors... comme ça, tu passes tout de suite à l'attaque ? Je n'aurai pas cru cela de toi mon fils. Cet humain est juste un amusement... je refuse que tu...

-         Tais-toi ! Tu es chez moi et tu n'as rien à faire ici ! Rétorqua sèchement son fils.

-         Je suis partout chez moi ! S'offusqua Nell.

-         Je te demande de me laisser tranquille...

-         Hors de question ! Je ne perdrai pas comme un mortel ! Tu es « cupidon » et tu ne peux pas tomber amoureux !


Renji observa sa mère. Seuls ses yeux bougeaient, enregistrant chacun des gestes de la déesse. Nell était tout simplement magnifique dans sa robe rouge lie de vin. Le drapé mettait en valeur sa poitrine que ce dernier cachait à peine. L'échancrure à la jambe remontait presque à la hanche. Le regard du Dieu pourtant contrairement à un humain d'ailleurs, était fixé sur les yeux verts où une colère contenue perçait malgré tous les efforts de Nell.


-         Renji... tu vas me virer cet humain... où... où je ferai en sorte qu'on ne retrouve plus son corps !

-         Touche seulement à un seul de ces cheveux et je te le ferai amèrement regretter...


Ses paroles sortaient comme un grondement. La déesse de l'Amour resta un instant stupéfaite et ses yeux s'élargirent.


-         Tu oses me contredire et... me défier ?

-         Ichigo est tout pour moi

-         Tu viens juste de le rencontrer ! Hurla Nell contrarié.

-         Se ne sont pas tes affaires ! Retourne à l'Olympes... je suis sur que Yami doit encore te chercher !

-         Ne t'occupe pas de mon mari...

-         Et papa ?


Nell qui marchait de long en large depuis quelques minutes nerveusement s'arrêta, et jeta un bref regard de défi à son fils :


-         Ton père ne s'occupe pas de mes affaires...

-         Tu devrais suivre son exemple, tu n'en porterais que mieux et moi aussi par la même occasion.

-         Je t'interdis...

-         Quoi ? De vivre ? Tu me pourris la vie depuis des siècles !


La voix de Renji était tendue et froide


-         J'ai la chance d'être aimé pour moi sans rien attendre en retour et moi aussi je l'aime. Ichigo compte énormément pour moi. Que voudrais-tu qu'il m'arrive de pire... à moins que tu ne préfères que je passe mon temps près de toi par pur égoïsme ? Tes nombreux amants ne te suffisent plus ?


Le bruit sec d'une gifle se fit entendre. Renji ne bougea pas la tête et continua d'observer sa mère froidement. Nell resta figer par son geste. La Déesse prit sa main dans l'autre et une lueur de désarrois flottait dans ces yeux. Elle repris un sanglot dans la voix :


-         Il est humain Renji... Il va vieillir. Veux-tu souffrir au moment de sa mort ?

-         Je l'amènerai dans l'Olympes !

-         Tu n'es pas Sosuke !

-         J'irai le voir s'il le faut... je suis sur que Grand-père acceptera que j'emmène Ichigo ici avec moi.


Un long silence s'ensuivit et Nell se rendit compte à quel point la détermination de Renji était farouche. Nell ferma les yeux quelques instants... Devait-elle perdre son fils pour son propre aveuglement ? Sa réflexion en emmenant une autre, un plan se forma dans sa tête. La Déesse alors se tourna vers le Dieu de l'amour et déclara doucement :


-         J'accepte !

-         Pardon ?


Renji avait répondu par mécanisme. Ses yeux s'étaient agrandis sous la surprise. Elle acceptait si vite, presque sans se battre ? La jeune femme reprit :


-         J'accepte que tu vives avec Ichigo. Mais, il y a une condition pour que tu puisses vivre avec ton amoureux.


Le Dieu plissa les yeux. Que cachait sa mère ? Curieux, il demanda presque malgré lui :


-         Laquelle ?

-         J'accepte que tu vives avec Ichigo à la condition que ce dernier ne voit pas ton visage.


Renji haussa un sourcil surpris.


-         C'est quoi cette condition stupide ! Il est aveugle...

-         C'est vrai... mais promet-moi que s'il recouvre la vue, qu'il ne puisse jamais voir ton visage tel qu'il est. S'il devait voir ton visage, tu seras condamné à revenir ici à l'Olympes sans aucune explication. Et à cette seule condition, j'accepte que vous viviez ensemble.


Toujours sous le choc de la demande qui lui semblait saugrenue, le Dieu se demanda si sa mère n'essayait pas de lui tendre un piège. Se souvenant que son amant ne risquait pas de voir un jour, Renji fit la promesse après tout, Nell lui donnait la permission implicite de vivre avec Ichigo. La Déesse observa longuement son fils et finit par le quitter sans aucune parole. Renji observa un long moment la silhouette gracieuse qui s'éloignait. Finalement, un sourire éclaira son visage. Il n'avait plus d'obstacle à son bonheur.


°°0°0°°


Renji se trouvait devant son grand-père qui le regardait incrédule. Ce fut cependant Retsu qui l'interrogea :


-         Tu es sur de ce que tu dis ?

-         Certain... il y a juste cette condition...

-         Elle cache quelque chose ! Déclara Sosuke pensif.


Les yeux chocolats étaient à moitié recouvert par ses paupières. Pourtant, Renji vit briller derrière les longs cils de ce regard, une lueur insidieuse se refléter. D'ailleurs, le Dieu des Dieux rétorqua :


-         Après tout... c'est ma fille !

-         Tu reconnais ton esprit fourbe ? Demanda légèrement ironique son épouse.


Sosuke jeta un bref regard à sa femme pour reporter son attention vers son petit-fils. La voix traînante du brun repris calmement, ignorant délibérant la question  :


-         Pourtant, cela ne met pas Ichigo en « sécurité ». Tu reconnaîtras que votre situation est assez fragile. N'oublie pas que nous avons nos règles qui n'ont rien à voir avec celles des humains. De plus, en tant qu'humain Ichigo sera une proie facile et pas uniquement pour ta mère... S'il s'était agit d'une femme... nous aurions pu la hisser en tant qu'épouse et lui donner un « statut ». Mais la situation est différente ici.

-         Je ne vois pas en quoi ! Déclara Retsu.


Les deux hommes se tournèrent surpris vers la déesse. Sosuke haussa un sourcil et demanda sereinement :


-         Que veux-tu dire par là Retsu ?


La déesse eut un petit sourire et elle jeta un regard amusée vers le plus jeune des deux et déclara :


-         Si tu veux protéger Ichigo de ta mère et des autres Dieux qui pourraient avoir l'envie de blesser ton amant, donne lui un statut parmi nous. Je ne dis pas que cela lui évitera les écueils mais au moins, si le pire devait arriver... même si vous devez être séparer personne n'osera le toucher. Et tu lui assureras un « avenir » par le sceau qu'il recevra.

-         Comment ?


Soudain, les yeux de Sosuke s'ouvrirent franchement et il se tourna vers son épouse :


-         Ne me dis pas...

-         Si exactement mon cher Sosuke... Je propose ni plus ni moins qu'un mariage entre Renji et Ichigo. Et qui mieux que moi pourra organiser cette cérémonie.


Renji était comme foudroyé au sol. Retsu quand à elle, arborait un doux sourire malicieux.


-         Tu n'as plus qu'à fixer la date ! finit la Déesse des mariages


« et l'annoncer à Ichi... » songea Renji soudain écarlate.
- Communauté : Fan-Fiction Yaoi - Par Jijisub
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Samedi 27 juin 2009









Ichigo suivait les cours mais l'esprit complètement ailleurs. C'était une chance qu'il enregistre ces derniers sur un dictaphone. Jouant nerveusement avec son stylo et le regard fixement dirigé droit devant lui, le jeune homme se laissait submerger par les souvenirs de ses ébats avec Renji. Jamais l'étudiant n'avait atteint de tels sommets dans le plaisir. Il était resté sur une sorte de petit nuage depuis ce moment et doucement, après deux jours, il commençait à prendre pleinement conscience de ce qui s'était produit dernièrement.


Tout s'était passé de manière si rapide et si naturelle... Il n'avait pas revu Renji depuis mais, il savait que l'homme voulait le revoir. Le départ du roux semblait avoir été mal vécu par le conseiller matrimoniale qui l'avait raccompagné, réticent.


Ses amis avaient vu son changement de comportement et certains s'étaient amusés à se moquer de lui gentiment. Mais le roux n'avait pas voulu desserrer les dents sur les raisons qui l'avait provoqué. Pourquoi exposerait-il sa vie privée ? Ses sentiments étaient tout neufs et il n'avait pas envie de les exposer à la vue de tous.


Le roux voulait que Renji ne soit qu'à lui et préserver le plus longtemps possible leur relation. Il n'avait pas envie qu'on vienne lui gâcher ses merveilleux moments et surtout le faire descendre des nuages où il se trouvait très bien. Le jeune homme connaissait parfaitement ses amis et ses autres camarades de classes, ils n'hésiteraient pas à vouloir se mêler de sa vie.


A peine la cloche sonna t-elle que le bruit de raclement de chaises résonna fortement dans la salle. Ichigo rangea soigneusement ses affaires, toujours plongé dans ses pensées. Il allait prendre des notes au calme dans sa chambre. Une présence importune à côté de lui et surtout une main qui se plaqua sur son sac l'empêcha de quitter la pièce.


-         Tu vas où Kurosaki ?

-         Il Forte ?

-         Exact ! Nous n'en avions pas finit la dernière fois... ce salaud d'Ishida ne sera plus là pour te défendre...


Le roux fronça les sourcils, la colère commençait à lui monter au nez.


-         Comme je te l'ai déjà dit... dégage !


Une main saisit fortement le revers de la veste du roux et ce dernier se sentit tirer en avant brutalement.


-         Ecoute Kurosaki... je t'ai fait une proposit...

-         Il Forte...


Le ton du jeune homme était bas et menaçant :


-         Je n'ai jamais eu l'intention de sortir avec toi. Et le comportement que tu as, ne m'incite pas spécialement à vouloir approfondir les choses. Alors... n'insiste pas !

-         Tu es têtu...

-         Le plus têtu d'entre nous n'est pas forcément celui que tu crois... Maintenant, tu me lâches...


Ichigo saisit rapidement le poignet de son agresseur et emprisonna ce dernier dans une étreinte de fer. Le blond grimaça et demanda d'une voix pressée :


-         Mais arrête... Qu'est ce que tu fous ?

-         Je suis peut-être aveugle mais je ne suis sûrement pas un imbécile.


Il Forte céda sous la pression de la poigne du jeune homme. Ichigo contourna le blond et se dirigea vers la sortie. La voix d'Il Forte le suivit, énervée :


-         Je ne compte pas en rester là...


L'aveugle ne se retourna pas et continua sa route, indifférent. Ichigo traversa les couloirs et regagna rapidement sa chambre. Le geste mécanique de balancier qu'il effectuait avec sa canne rythmait ses pensées. Lorsqu'il entra dans sa chambre, le jeune homme se laissa choir sur sa chaise de bureau avec un soupir. C'était le premier jour où il rentrait à la fac et déjà les agressions reprenaient. Le jeune homme retira ses cours de son sac et allait commencer à travailler quand son portable sonna.


-         Kurosaki Ichigo...

-         C'est Renji...


Un petit silence s'installa et le Dieu repris joyeux :


-         J'ai pensé que nous pourrions visiter la ville ce soir...

-         Je ne sais pas... je... et puis, après tout pourquoi pas ! Tu viens me chercher ? Pour quelle heure ?

-         Dans environ deux heures. J'ai quelques petites choses à terminer !

-         Je..

-         Devant ta pension !


Un sourire vint éclairer le visage du roux qui confirma le rendez-vous et raccrocha. Ichigo observait droit devant lui, tenant toujours son portable à la main le cœur battant et déjà dans l'expectative de son prochain rendez-vous. Le jeune homme arborait un sourire rayonnant ce qui était assez inhabituel. Le roux se souvenait avec acuité de son départ de l'appartement de Renji et de leur marche nocturne quand il l'avait raccompagné jusque devant l'auberge, de sa main qui s'était glissée dans la sienne et du silence confortable qui régnait entre eux...


Se levant brusquement, Ichigo sortit une chemisette et un pantalon. Il se dirigea vers les douches et en profita pour se rafraîchir. Personne ne se trouvait dans cette partie du bâtiment à cette heure-ci. Le jeune homme se sentait tout simplement heureux. Le cœur cognant fortement dans sa poitrine, l'excitation qui le gagnait au fur et à mesure que l'heure du rendez-vous approchait. Quelque part, Ichigo se sentait fébrile comme s'il s'agissait du premier rancart auquel il se rendait.


Les deux heures lui semblèrent interminables mais lorsque le rendez-vous arriva, le jeune homme quitta rapidement le bâtiment, ce qui surpris Il Forte et ses acolytes qui surveillaient les déplacements du roux.  Le blond décida de le suivre. Il trouvait qu'Ichigo était soudain bien agité. Qu'est ce qui pouvait bien bouleverser cet aveugle sexy ?


Ichigo se retrouva bientôt sur le trottoir et resta un instant figé sur ce dernier. Où se trouvait Renji maintenant ? La voix chaude de son amant lui parvint devant lui amicale.


-         Ichi... Je suis heureux de te voir...


Un lent sourire vint sur les lèvres du roux qui s'avança jusqu'à Renji. Le Dieu enlaça le jeune homme qui se redressa et embrassa son amant voluptueusement. L'immortel réagit immédiatement à la douce pression sur ses lèvres et retourna le baiser avec ardeur.


-         Tu m'as manqué... rétorqua le roux. Ton voyage c'est bien passé ?


Un grand sourire s'afficha sur le visage du Dieu qui répondit très chaleureusement :


-         J'ai fait un excellent voyage. Maintenant, j'ai envie de passer tout mon temps avec toi. Viens, je t'emmène dans un restaurant qui m'a été chaleureusement recommandé par un oncle.


Ichigo haussa un sourcil et remarque :


-         Tu as l'air d'avoir une famille importante...

-         Hum... envahissante surtout !


Renji songea à sa mère, à son grand-père et aux autres Dieux qui à chaque fois attendaient impatiemment son « rapport » sur sa relation avec le jeune homme.


-         Cela te préoccupe ?

-         Juste... ma mère... mais assez parlé de ma famille. Parlons de choses beaucoup plus légères.


Ichigo s'interrogea sur la famille de son amant mais n'eut pas trop le temps de le questionner à ce propos. Renji entraîna le jeune homme dans une découverte de la ville. Un sourire éclaira le visage de l'étudiant qui se demanda si son amant n'avait pas appris le guide touristique par cœur avant de venir...


°°0°0°°


Grantz épiait le couple un peu plus loin. L'étreinte que les deux hommes avaient échangés, ne laissait aucun doute sur la nature de leur relation. Un froncement de sourcils barrait son visage. Qui était ce type ? C'était une montagne de muscles et il n'avait rien d'un adolescent attardé. Que foutait le roux avec un type pareil ? Le charisme de l'homme et son élégance laissèrent le blond perplexe et il continua à suivre les amoureux.



°°0°0°°



Ichigo n'était pas pressé de rentrer. Cela faisait deux heures que Renji et lui marchaient en ville. Il se faisait tard et l'immortel demanda presque abruptement :


-         Ichigo... cela peut te sembler brusque mais je voudrai que tu viennes vivre avec moi. Tu sais que je ne serai pas souvent présent et tes études ne vont pas nous laisser beaucoup de temps non plus... enfin, je voudrai juste que nous puissions vivre une vrai relation toi et moi, profiter de tous les instants qui nous serons accordés... Alors...

-         J'accepte !


Surpris, Renji se tourna vers l'étudiant qui avait levé son visage vers lui. La physionomie du jeune homme était déterminé.


-         Pas... demain, enchaîna t-il. Mais laisse-moi quelques jours pour régler mes affaires... j'aimerai profiter du temps qui nous est accordé également. La vie est pleine de surprises et je veux... être près de toi !


Le Dieu enlaça le jeune homme en pleine rue et de nombreux regards se posèrent sur le couple. Renji s'en moqua, quant à Ichigo, habitué à être un centre d'attention mais privé de la vue... seule la chaude présence de son amant comptait, qu'importe s'ils étaient au milieu de la rue ! Renji lui apportait un sentiment de bien-être qu'il n'avait pas ressentit depuis des années et son amour le poussait à agir comme jamais auparavant. Il aimait son amant du plus profond de son cœur et qu'ils puissent être si proche de lui le comblait de bonheur.


°°0°0°°


Ichigo regagna la pension en catimini de bonne heure le lendemain matin après une nouvelle nuit avec Renji. Il se changea rapidement dans sa chambre. Peu de temps après, le roux, allongé sur son lit, réalisait qu'il avait accepté de partager sa vie avec le conseiller matrimonial et son cœur bondissait dans sa poitrine. Ses souvenirs se focalisaient sur la soirée qu'ils avaient passés. Les yeux du jeune homme se refermèrent. Non pas que cela change quoi que se soit pour lui.. Ses bras s'enroulèrent autour de sa silhouette et le jeune homme se mordilla nerveusement la lèvre.  Les changements brutaux dans sa vie, aussi inattendus que bienvenus,, lui donnaient l'impression enfin de se réaliser enfin.


°°0°0°°


Une heure après la fin de ses cours, Ichigo se dirigea vers le jardin et sortit son portable pour contacter sa mère. Cette dernière étant encore absente et il discuta quelques minutes avec sa sœur Karin qui bondissait de joie à l'idée d'avoir été sélectionnée dans l'équipe nationale de football. Ichigo la félicita chaleureusement, vraiment ravi que la vie de sa sœur prenne enfin le tournant qu'elle attendait désespérément depuis quelques mois. Le jeune homme raccrocha avec un sourire et resta un moment pensif, profitant du calme dans le jardin de l'auberge. Il n'avait pas parlé de sa relation avec Renji à Karin... l'étudiant souhaitait en discuter directement avec son père et sa mère avant d'en parler avec sa sœur.


Lorsqu'il se décida enfin à rentrer, une voix moqueuse l'arrêta net.


-         Oï Kurosaki, où comptes-tu aller comme ça ?


Le roux laissa échapper un petit soupir exaspéré mais ne releva pas parole. Il voulut prendre une direction différente d'où provenait la voix d'Il Forte. A peine avait-il esquissé un geste qu'il fut attrapé et violemment projeté contre un pilier en pierre. L'aveugle grimaça et fronça les sourcils. Immobilisé et fermement maintenu contre la colonne, Ichigo sentit une présence devant lui et compris que même s'il avait entendu la voix d'Il Forte, ce n'était pas lui qui le retenait prisonnier et d'autres présences semblaient l'entourer, ils devaient être quatre ou cinq en tout.


-         Qu'est-ce que tu fous ? Demanda le roux entre ses dents.


En même temps qu'il parlait, le jeune homme essayait de se dégager de la prise de son agresseur. Mais, la poigne de fer l'empêchait de décoller ses poignets épinglés au-dessus de lui. L'haleine chaude qui vint le caresser lui donna envie de vomir. Comment allait-il se sortir de cette situation délicate ? Son cœur battait furieusement dans sa cage thoracique pulsant de colère et d'un cuisant sentiment d'impuissance.


Un doigt vint caresser le visage d'Ichigo qui sursauta et la voix de Grantz reprit :


-         Alors... tu fais moins le malin Kurosaki ?

-         Arrête tes conneries tout de suite...


Une langue vint lécher le lobe d'oreille d'Ichigo qui rua violemment, surprenant son agresseur au point qu'il faillit le laisser s'échapper.


-         Fais attention ce que tu fais Edouardo...

-         Pardon... mais, j'pensais pas qu'il essaierait de s'enfuir !

-         Boucle-là et tiens-le !


Un soupir exaspéré se fit entendre et Grandtz reprit :


-         Donc... j'en étais où . ? Ah oui... c'est qui ce gars avec qui je t'ai vu sortir avant-hier soir ?

-         Pourquoi ? tu fais une enquête ? Tu fais partit de la police ?

-         Non... mais, je t'ai fait une proposition et... je vois que toi tu t'envoies en l'air avec un type... quoi, il a l'air d'avoir quel âge ? trente...  trente-cinq ans. Et friqué apparemment... tu t'ennuies pas ! Donc, je vais profiter moi-aussi... Depuis, le temps que je te cours après, ça sera une sorte de récompense.

-         Ah oui ? Tu es obligé d'emmener tes copains avec toi ? Grinça Ichigo.


Le cœur du jeune homme se mit à battre plus vite...


-         Comme dit le dicton : « plus on est de fou, plus on rit... »

-         La ferme ! Hurla Ichigo qui commençait à avoir peur.


Le roux se mit à se débattre furieusement mais plusieurs mains virent se plaquer sur son corps. La panique se mit à le gagner et dans son enfer d'obscurité, il se débattait contre ses agresseurs et contre lui-même. Il ne voulait pas... Ichigo entendit clairement ses vêtements qui se déchiraient. Le jeune homme ne se rendit pas compte du coup qu'il se prit sur le visage. Ce dernier éclata son arcade sourcilière. Seule la chaleur du liquide poisseux lui fit prendre conscience de la violence des coups qu'il encaissaient.


L'étudiant utilisa toutes les parties de son corps pour rendre coups pour coups mais bientôt il se retrouva nu sur le sol, plaqué par des mains qui semblaient le parcourir de partout. Ichigo sentit une violente nausée tordre son estomac et il serra les lèvres pour retenie son envie de vomir. Il n'avait plus la force de se battre puis l'image de Renji lui vint en tête et au moment où ses adversaires crurent que le jeune homme était à leur merci, Ichigo, entraîné par son instinct, porta un violent coup à l'homme qui vint au-dessus de lui pour le posséder. Un choc d'une extrême violence se fit entendre. Ichigo n'eut aucune seconde d'hésitation et frappa son agresseur avec virulence et aussi fort qu'il le put.


Des gémissement sourds et des plaintes de douleurs se firent entendre. Ichigo se sentit plaqué abruptement contre le sol, sa tête claqua contre le bitume. Le jeune homme sentit dans sa bouche le goût métallique du sang sur sa langue. Il se l'était mordue durant le choc. Le jeune homme encaissa des coups de pieds et se recroquevilla en position fœtale pour se protéger au maximum. Bientôt, des voix vinrent se superposer aux cris de rages et les coups s'arrêtèrent. Le jeune homme ne bougeait plus.


Ichigo sentait qu'on jetait quelque chose sur son corps mais, il était incapable de réagir. Vaguement, la voix d'Uryuu lui parvint aux oreilles... Incapable de répondre et même de bouger, le roux resta allongé, immobile. Il entendit son sempaï appeler les urgences et bientôt la cours intérieure fut envahit de curieux rapidement évacués des lieux par le corps enseignants. Les yeux du roux se fermèrent... il voulait oublier ce cauchemar et sombrer dans l'oubli.


°°0°0°°


Lorsque le jeune homme ouvrit à nouveau les paupières, un horrible mal de crâne martelait son crâne. La voix d'Hisagi s'éleva près de lui :


-         Ichi... ça va ? Tu... tu...

-         La ferme Hisagi... Marmonna froidement Uryuu. Kurosaki, tu nous as fait peur ! T'es inconscient depuis hier soir !


Ichigo avait du mal à se remémorer les derniers événements. Quelque chose de grave s'était produit mais il n'arrivait plus à remettre les choses en place dans sa tête. Il avait mal à la langue et articula avec difficulté :


-         Pardon ?

-         Tu ne te souviens plus ? Demanda Izuru.

-         Non...

-         Bon sang ! S'exclama Hisagi. Nous, on était mort de peur ! Par contre, Il Forte il est pas prêt de revenir te chercher des noises. Le coup que tu lui as porté était tellement violent qu'il en est quitte pour porter un minerve....

-         Renji ! S'exclama Ichigo abruptement.

-         Qui c'est ? Demanda Hisagi.

-         C'est...


Ichigo n'eut pas le temps de finir sa phrase que la porte de sa chambre s'ouvrit. Hisagi, Ishida et Kira virent apparaître un homme très grand avec un costume sombre. Les tatouages qu'il portait sur le front et la longue tresse écarlate dans son dos dénotaient avec sa mise, mais il dégageait un charisme impressionnant, comme s'il emplissait toute la pièce par sa seule présence.


-         Ichigo !


Le jeune homme sursauta en entendant la voix de son amant, puis une étreinte qui lui rappela son agression de la veille, se verrouilla autour de lui. Le roux eu un geste de protection et émit un gémissement étouffé. Renji fronça les sourcils en voyant le corps de l'étudiant se recroqueviller. La voix d'Ishida claqua froidement :


-         Laissez-le ! Il a subit assez...


La voix d'Ishida s'éteignit en croisant le regard rouge de l'homme.


-         Qui êtes-vous ? demanda le Dieu.


La voix de Renji était glaciale et les trois étudiants se figèrent. La menace qui se dégageait de l'homme les cloua sur leurs chaises. La voix d'Ichigo résonna derrière l'homme qui les sondait.


-         Renji... Se sont... ils m'ont sauvé...

-         Oh...


Au grand soulagement des trois étudiants, Renji se tourna à nouveau vers le roux qui frissonnait inconsciemment. Doucement, le Dieu se pencha vers son amant et murmura à son oreille :


-         Je suis désolé... je n'étais pas là !


Un petit silence s'installa entre eux et Renji repris :


-         Lorsque tu sortiras d'ici... tu viendras directement vivre chez moi. Je ne te laisse plus seul.

-         Je n'ai pas besoin d'être protégé ! Protesta Ichigo contrarié.

-         J'ai besoin de me sentir rassuré.


Une des mains de Renji avait glissée derrière la nuque du jeune homme. Uryuu, Uzuru et Shouhei étaient stupéfaits par la scène devant leurs yeux.  Il était incontestable qu'ils formaient un couple. Mais qui aurait pu imaginer que le petit ami d'Ichigo puisse être un homme de cette envergure ? De plus, le dénommé Renji les ignorait superbement et chacun d'entre eux préférait ceci au regard presque polaire qu'il avait jeté sur eux au départ. Il devait être tout simplement terrifiant  quand il était en colère.


-         Renji...


Un frisson traversa Ichigo en se souvenant de la scène qu'il avait vécu la veille.


-         Tu sors quand ? Demanda Renji tendrement.

-         Je ne sais pas...


Les trois étudiants sortirent discrètement de la pièce sans qu'aucun des deux autres protagonistes ne se rendent compte de leur départ. Un silence s'installa entre les trois jeunes hommes et après un dernier regard, ils s'éloignèrent de la chambre sans un mot.


°°0°0°°



Idans la chambre, Isshin attendait Ichigo qui sortait de la salla de bain. Il était venu voir son fils en catastrophe lorsqu'il avait appris son hospitalisation. Il était décidé à le raccompagner jusqu'à l'auberge et rien n'aurait pu l'en faire démordre tant il se sentait trop coupable de l'incident dont son fils avait été victime. Le roux entendit la voix de son père :


-         Prêt fils ?

-         Oui...

-         Bien. Je te raccompagne à la pension. Je vais discuter avec le directeur ! J'espère qu'il donnera une correction à la hauteur à ce garçon ! Sinon, je me charge de lui.

-         Je... papa ?

-         Oui ?

-         Il faut... il faut que je te dise quelque chose...


Isshin se tourna vers Ichigo qui semblait gêné soudainement. Le roux avait décidé d'annoncer la nouvelle sur sa relation avec Renji et d'avouer son homosexualité à son père. Il le fallait car si son père et son amant se rencontrait... que pouvait-il arriver ?


-         Qui y'a t'il encore fils ?

-         Papa... j'ai... quelqu'un dans ma vie...


La voix du jeune homme s'éteignit au fur et à mesure. Isshin fut surpris par la déclaration, puis se dirigea vers son fils pour lui donner une claque dans le dos :


-         Félicitation Ichigo... Quand est-ce que je vais pouvoir la rencontrer ?


La porte s'ouvrit soudainement et les deux hommes se tournèrent.  Isshin croisa un regard rouge. Ichigo entendit la voix chaleureuse de Renji qui déclara :


-         Ichigo, je suis venu te chercher...


Le Dieu observa le père d'Ichigo quelques instants et suspendit sa phrase. Ichigo prit une décision au fond de lui et déclara avec fierté :


-         Papa, je te présente... « mon » petit ami, Renji.




à bientôt pour la suite...

 

- Communauté : Aiko's Y@oi - Par Jijisub
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Jeudi 25 juin 2009




Texte non bêta reader !
dsl pour les fautes...



Renji se dirigea vers la porte dimensionnelle. Seule Yatchiru l'accompagnait et cette dernière observait son père du coin de l'œil. L'attitude calme et sereine du Dieu la laissait perplexe.


-         Tu as l'air décidé 'Pa !


Une des mains de l'homme aux cheveux rouges ébouriffa ceux de sa fille avec tendresse. Un sourire carnassier vint relever le coin des lèvres de Renji qui souffla gentiment :


-         Ne t'inquiète pas inutilement... peut-être m'aura t'il oublié !

-         Alors, lance-lui une flèche en plein cœur pour qu'il t'aime !

-         Pas question...

-         Pourquoi ? Demanda Yatchiru perplexe. Si c'est toi personnellement qui l'envoie... c'est sur qu'il tombera amoureux pour la fin des temps ! Alors...

-         Laisse-moi m'occuper de mes propres amours comme un grand ! Coupa son père

-         Mais...


Renji fit un mouvement et la porte s'ouvrit.


-         Cette fois-ci, j'ai choisit le lieu où j'apparaîtrai.


Voyant que son père ne l'écouterait pas de toute façon Yatchiru soupira :


-         Fait attention au moins... Et s'il tombe pas sous ton charme, je...

-         Tu ne feras rien ! Où je t'envoie en stage chez ta grand-mère pendant une année !

-         Quoi ! Hurla la déesse...


Renji observa sa fille, moqueur et sans attendre qu'elle finisse sa diatribe, avança dans la porte des dimensions. Un froncement de sourcil vint obscurcir les traits de la jeune déesse.


-         On verra bien, si je n'ai pas le droit de me mêler de tes affaires !


°°0°0°°


Ichigo marchait sous une pluie torrentielle. Un brutal orage s'était déclenché et il n'avait pas de parapluie pour se protéger. Le mois d'août pouvait réserver des mauvaises surprises comme celle-ci. Ichigo ne portait qu'un T.Shirt et son léger vêtement était trempé. Ses chaussures émettait un bruit de succion qui lui semblait insupportable... mais le pire de tout... il était perdu et aucun moyen pour lui de demander à qui que se soit son chemin. Il était abandonné au milieu de la rue et il ne savait pas où se réfugier.


Des larmes de rages se mélangèrent à la pluie qui ruisselaient sur son visage contrarié. Pourquoi ce genre d'expérience n'arrivait qu'à lui ? Le roux se sentait doucement se frigorifié. Le jeune homme sortit son portable et comble de mal chance, ce dernier était en panne de batterie. Pourtant, il était sur de l'avoir recharger le matin même. Il détestait ce genre de situation et il se détesta avec autant de force.


Ichigo allait ouvrir la bouche pour demander de l'aide au lieu de se laisser mourir bêtement de froid quand il sentit brutalement la pluie s'arrêter. Le bruit de la pluie semblait amortie par un... parapluie ? Le roux demanda :


-         Qui est là ?

-         Te voir seul sous cette pluie battante... Tu as été pris au dépourvu certainement...


Cette voix chaude... c'était...


-         Renji ?

-         Oh... tu te souviens de moi ? Fit la voix surprise.


Ichigo rougit légèrement pour son désarrois. Renji repris :


-         Ecoute, tu dois être transit mon appartement est juste à côté... je te propose de te changer chez moi, tant que cette pluie n'a pas cessé. A moins que ton appartement soit tout proche...


Le jeune homme parut hésitant et l'homme repris se méprenant sur son silence :


-         C'est une proposition en tout bien tout honneur ! C'est juste pour que tu n'attrapes pas froid..

-         D'accord ! Je n'habite pas la porte à côté de toute façon...


Un sourire s'afficha sur les traits du Dieu qui donna alors ses instructions pour que le roux puisse se débrouiller seul. Renji marchait d'un pas assuré et avait mesuré son pas pour qu'Ichigo puisse le suivre sans toutefois, lui donner l'impression qu'il lui accordait une faveur.


L'orangé était surpris par la marche rapide qu'avait adopté son interlocuteur. Il avait presque l'impression de courir derrière lui. Cet homme le surprenait... Il ne tenait aucun compte de son infirmité et se conduisait toujours avec lui, comme s'il agissait avec un voyant. Toutefois, Renji le guidait par sa voix amicale. Brutalement Ichigo se demanda, s'il faisait bien de suivre cet inconnu. Le Dieu déclara soudainement :


-         Nous y sommes !


Plus le choix... ou en avait-il vraiment envie ? Le jeune homme marcha en écoutant la voix de Renji qui lui fit traverser un hall apparemment spacieux puis, Ichigo monta dans la cage d'ascenseur et son interlocuteur déclara :


-         Mon appartement se trouve au 15 étage et... c'est un loft ! Donc, tu ne pourras pas te perdre chez le voisin... juste dans l'appartement par lui-même.

-         Je... je...


Ichigo se mit à claquer des dents brutalement et les portes devant lui s'ouvrirent. Le conseiller matrimonial déclara :


-         Tu es gelé... suis-moi !


Ichigo était sur le seuil indécis et Renji surpris de ne plus entendre le jeune homme derrière lui se retourna et observa l'homme trempé jusqu'aux os et perdu. La pluie dégoulinait ou plutôt ruisselait de ces vêtements. Son air vulnérable adoucit le Dieu qui comprit son malaise.


-         Tu peux retirer tes chaussures où tu te trouves et ensuite je vais t'emmener dans une salle de bain où tu pourras prendre un bain pour te réchauffer.


Ichigo se pencha et retira ses chaussures. Il eut l'impression qu'un léger vent soufflait. Pas désagréable, seulement surprenant dans un lieu clos. Une main se posa sur le bras du roux et la voix chaleureuse de son hôte résonna près de son oreille.


-         Je vais te conduire... laisse-moi juste t'y emmener. J'ai l'impression que tu vas te statufier dans deux petites minutes.


A peine Renji finit sa phrase qu'Ichigo éternua violemment.


-         Trop tard... tu as pris froid !


Le Dieu tira doucement le roux en lui donnant l'itinéraire qu'il suivit sans rechigner. Mais Ichigo n'avait pas vraiment l'envie son corps s'engourdissait très vite maintenant et se laisser faire de temps en temps...


Une porte s'ouvrit et le jeune homme se sentit pousser à l'intérieur d'une pièce et Renji déclara tout de go :


-         Euh... la baignoire est devant toi et l'eau est à la bonne température. Sur ta droite, tu trouveras une pile de serviettes et... y'a un kimono juste à côté. Laisse juste tes vêtements à la porte pour que mon domestique puisse prendre tes affaires et s'en occuper ! Je te laisse...


Ichigo voulu parler mais la porte se ferma doucement. Le roux se déshabilla rapidement, ses dents s'entrechoquaient de plus en plus violemment. Le jeune homme une fois nu, déposa ses affaires devant la porte et se dirigea vers la baignoire avec sa canne qu'il n'avait pas lâcher. Il buta sur quelque chose et posa sa main devant lui. Cette dernière trouva le rebord... timidement, le jeune homme fit tremper un doigt dans l'eau qui lui semblait délicieuse et sans vraiment réfléchir, il s'immergea dans la douceur accueillante du liquide qui eu tôt fait de le réchauffer.


Le roux ne pouvait pas voir la décoration de la salle de bain. Pourtant, spectateur de ses ablutions, plusieurs poissons se mouvaient dans un immense aquarium qui prenait tout un pan de mur. Le sol était en marbre rose. Le mobilier était moderne mais tous étaient en bois précieux. Les vasques et la baignoire étaient dans une pierre sable qui n'était pas utilisée dans le monde humain. Renji voulait un minimum de confort durant son temps de résidence dans la dimension humaine et si possible... en faire profiter Ichigo. Le jeune homme ne vit pas que les robinetteries. Ces dernières étaient en fait deux sirènes qui tenaient des amphores pour déverser l'eau dans la baignoire carrée.


Ichigo profita de ce temps de repos qu'il lui était offert. Ces derniers temps, il n'avait pas vraiment le moral et de tomber sur cet homme qu'il ne pensait plus revoir un jour. Il songea à la chaleur qu'il dégageait... si... enveloppante. Son cœur avait bondit en reconnaissant sa voix, et s'était accéléré encore à la proposition mais d'être chez lui... de cette façon... Le jeune homme se sentit brutalement déplacé, un loft comme appartement. L'odeur qui se dégageait des lieux était douce et si fraîche. Tout ce que cet homme touchait semblait précieux et cela déconcerta l'aveugle.


Est-ce que Renji ressemblait à cet homme tatoué qu'il avait vu dans ces rêves ? Pas qu'il soit désagréable... bien au contraire ! Ichigo le trouvait vraiment à son goût. C'était déroutant.


Au bout d'une petite demi-heure, l'étudiant sortit de l'eau avec précaution. Il se sécha et tâtonna pour trouver le vêtement mis à sa disposition. Une fois habillé, Ichigo empoigna sa canne et avec un petit mouvement de balancier avança lentement dans la pièce. Une fois devant le mur, il tâtonna pour trouver la porte et une fois trouvée, sortit de la pièce. Maintenant où aller ? Une voix retentit derrière le roux qui se figea :


-         Veuillez me suivre Monsieur !


L'intonation était douce et une sensation étrange l'entoura alors que son interlocuteur parlait. Un déplacement d'air eu lieu près de lui et cela intrigua le jeune homme. C'était comme si... la personne dans les lieux n'était que du vent ! Toutefois, il suivit le petit bruit de clochette que le domestique émettait à chaque mouvement. Le son n'était pas très fort mais suffisant pour lui permettre de ne pas se tromper. Cette attention était-elle faite pour lui ? Ichigo n'eut pas le temps de se poser trop de question. La voix de Renji se fit entendre :


-         Ichigo... te sens-tu mieux ?

-         Oui, merci beaucoup !


Un petit silence s'établis avant que son hôte reprenne un peu gêné :


-         Je ne savais pas si tu avais mangé ou pas. J'ai demandé à de nous préparer à manger. Tu aimes les repas Grecs ?


Ichigo haussa un sourcil et répondit surpris :


-         Grec ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais mangé quoi que se soit qui se rapproche de ce pays...

-         J'espère que tu aimeras !

-         Vous venez êtes natif d'Europe ?

-         Non... pas vraiment ! J'ai beaucoup voyagé surtout. Et j'aime pouvoir par la suite, goûter aux mets que j'ai pu apprécier.


Le jeune homme resta rêveur quelques instants, immobile. Renji en profita pour se placer à côté du roux et lui saisir sa main :


-         Je te conduis jusqu'à la salle à manger...


Cette chaleur encore... troublante qui s'insinue en vous comme un brasier qui enflamme la brousse. Ichigo qui n'aimait pas qu'on l'aide, qui revendiquait son indépendance était faible face  à cet homme et sans en connaître la raison. C'était déconcertant. Il savait par la voix de son interlocuteur qu'il devait être plus grand que lui. L'odeur de fleurs, qu'il avait déjà humé lui revint soudainement aux narines. Cette fragrance l'enivrait et semblait accompagné son interlocuteur comme une marque distinctive de sa personne. Ichigo enregistrait inconsciemment chacun des éléments qui touchait Renji.


Soudain, la main le lâcha et son interlocuteur s'éloigna.


-         Ta chaise est devant toi.


Ichigo se rendit compte qu'ils avaient été silencieux. Mais que ce mutisme brutal n'était absolument pas inconfortable. Le roux tendit la main et saisit le dossier de son siège et le fit glisser doucement. Il s'installa confortablement en prenant soin de garder sa canne près de lui.


-         J'aimerai beaucoup voyager également...


L'étudiant était songeur et un fin sourire se dessina sur ces lèvres :


-         Je suis sur qu'un jour je pourrai le faire un jour. Mais pour l'instant, tout cela me semble assez éloigné.


 La trace d'un regret fut contenu dans ces derniers mots. 


-         Où aimerais-tu aller ?

-         Hum... en fait, je ne peux pas choisir une destination au paysage vertigineux... je ne l'entreverrait même pas. Cependant, j'aimerai visiter des endroits cosmopolite avec beaucoup d'odeurs, de langages différents, de culture différente. Pouvoir toucher des matière qui ne sont pas usuelles... En fait, j'aimerai faire ces voyages en compagnie de quelqu'un qui pourrait me décrire les paysages et pouvoir y mettre les odeurs que je percevrai, où l'histoire... Je raconte n'importe quoi !


Ichigo se referma un peu sur lui-même. Trouver la personne avec qui faire ces voyages serait déjà suffisamment ardus, il était inutile qu'il se fasse des illusions. Personne ne voudrait d'un aveugle à moins que cela ne soit de la pitié. Et puis, lui aimerait-il un homme qu'il n'a jamais vu ?


-         Quelque fois le bonheur se trouve juste en dessous de son nez, sans vraiment l'apercevoir...


La remarque était faite dans un murmure mais, elle fit relever le visage du jeune homme. Renji se trouvant en face de lui, il voulut plonger ses yeux dans ceux de son vis à vis mais, seul l'intensité du noir fit échos à ces efforts pour apercevoir cet inconnu. Ichigo demanda soudainement :


-         Je ne sais même pas à quoi vous ressemblez...


Un léger raclement de chaise se fit entendre et le cœur d'Ichigo se mit à battre à tout rompre et il ne sut pour qu'elle raison. Il entendit soudain près de lui un froissement de tissus et un léger souffle. Deux mains s'emparèrent des siennes et le jeune homme dut se tourner légèrement sur gauche pour être en face de son hôte. Ce dernier devait être à genoux vu la position des mains. Soudain, le bout de ses doigts entra en contact avec une chair douce et chaude. La voix de Renji chuchota :


-         Les aveugles voient au travers de leurs doigts n'est-ce pas ?

-         O...oui !

-         Alors, découvre-moi....


Les pommettes d'Ichigo se colorèrent légèrement. Pourtant, mu par une curiosité dévorante pour l'homme qui se montrait si prévenant avec lui, il palpa doucement les traits sous ces doigts comme s'il se fut agit d'un texte en braille. Lentement, une image se définit dans sa tête et Ichigo sut que l'homme qu'il avait aperçu dans ces rêves n'était autre que Renji. D'ailleurs, le roux demanda doucement :


-         Vous avez les cheveux rouges... et les yeux rouges... n'est-ce pas ?

-         Oui...

-         Vous avez également des tatouages ici...


Les doigts d'Ichigo effleurèrent le front de l'homme toujours impassible.


-         Exact... et également sur vos biceps...

-         ... oui...


Ichigo n'y tenant plus se laissa glisser sur le sol contre le corps solide de l'homme aux cheveux rouges. Ses doigts avaient glissé sur le kimono en soie de Renji et ses derniers s'accrochèrent à la veste. Le roux voulut parler mais ne savait pas quoi lui dire exactement si ce n'est qu'il était irrésistiblement attiré par lui. Qu'importe qui il était, ce qu'il faisait... toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête, il ne voulait que lui. Lorsqu'une bouche vint raser la sienne, cette dernière réagit instinctivement. Et ce qui ne devait être qu'un effleurement devint rapidement un baiser passionné. Une langue cherchant après sa compagne, des mains qui glissaient sur le tissus soyeux.


Les bras de Renji se refermèrent autour du corps du mortel, sa bouche quitta les lèvres du jeune homme pour parcourir la mâchoire pour ensuite se diriger insensiblement vers le creux de l'oreille du jeune homme et souffla :


-         Tu peux découvrir le reste... 


La langue de Renji lécha la peau tendre pour dévaler la nuque de l'étudiant. L'homme mordilla la clavicule du roux et la respiration d'Ichigo devint plus courte. Le tissus qui recouvrait ses épaules glissa dans un doux bruit de soies. Les lèvres gourmandes de Renji qui dégustaient sa peau en suivant le parcours du vêtement firent frissonner le jeune homme.


Soudain une main le tira en avant et Ichigo se retrouva sur ces jambes, contre le corps plus grand de Renji. Ce dernier murmura :


-         Viens...


Ichigo avait le cœur qui battait précipitamment. Hypnotisé par la seule voix de Renji, il serra la main qui s'était glissée dans la sienne. Le jeune homme se laissa tirer doucement jusqu'à ce qu'une porte se referme et sentir soudainement l'étreinte de deux bras autour de ses épaules, une langue qui redessinait sa nuque. Inconsciemment, le roux ferma les yeux et se laissa aller contre la carrure derrière lui, ses mains se relevant seules derrière sa nuque et enlaça la tête de son amant. La douceur des cheveux surpris un peu l'étudiant.


Les mains de Renji glissèrent le long de la silhouette du jeune homme et ses mains desserrèrent l'obi du vêtement. Le doux bruit du vêtement soyeux firent frissonner le jeune homme dont le cœur battait de plus en plus vite. Dans un mouvement Ichigo se tourna vers Renji. Les mains de l'aveugles se mirent à parcourir lentement le corps devant lui comme pour trouver un langage secret que lui seul pourrait découvrir.


Ichigo qui se retrouvait nu devant son amant, sans pour autant être troubler par la situation. Renji vit les mains du jeune homme glisser vers sa ceinture et dans un mouvement du bout de ses doigts fit glisser le bout de tissus laissant entrouvert sa veste. Les mains de l'étudiant passèrent l'entrebâillement du vêtement et repoussant l'étoffe des épaules de l'homme, cette dernière tomba souplement sur le sol. Le froissement du tissus se fit à peine entendre.


-         Tu m'a tellement manqué... souffla Renji. Je n'ai cessé de penser à toi toutes ces journées qui m'ont semblé si longue sans toi.


Ichigo était ému par les paroles si sincères du conseiller matrimonial. Il posa une main sur le torse devant lui et la fit remonter pour enrouler son bras autour de la nuque de son amant.


-         Je voulais te revoir... J'ai cherché à te revoir...


Renji embrassa le jeune homme sans que ce dernier puisse finir sa phrase. Leurs lèvres se cherchaient affamées. Le Dieu souleva l'étudiant pour le déposer à peine quelques secondes plus tard sur le matelas de son lit. Renji était hypnotisé par la peau bronzée, ce regard qui malgré la cécité était nécessiteux et fiévreux. Lui aussi était gagné par le même mal. Et sans plus attendre, l'homme aux cheveux rouges découvrit ce corps offert sa langue rugueuse.


Le roux gémit entre ses dents quand  cette dernière caressa un mamelon tendu. Les doigts du jeune homme caressait les longs cheveux pour descendre sur les épaules larges. Un frisson d'excitation parcourut Ichigo qui laissait maintenant ses mains parcourir librement le corps au dessus de lui. Sa respiration se raccourcit alors que les doigts de Renji caressait son anatomie avec tendresse et passion.


Le jeune homme se sentait plaqué contre le matelas sous lui. Alors que les bras puissants de son amant l'enlaçait et que son visage glissait le long de ses abdominaux. Le souffle, les caresses imperceptibles des longs cheveux et l'humidité de cette langue qui le faisait frémir. Le cœur d'Ichigo brûla au point de se consumer pour cet homme dont il ne savait presque rien... mais dont la seule présence le bouleversait.


Ses mains qui palpaient ses fesses le firent tressaillir et ses gémissement se muèrent en douce supplique dans la voix :


-         Renji...


Pendant un cours instant, Ichigo eu l'impression d'être seul pourtant, un souffle sur ces lèvres murmura :


-         Ichigo...


Une bouche s'empara de la sienne et le jeune homme se laissa fondre dans ce baiser, goûtant l'autre essayant de lui rendre la passion qu'il avait allumé en lui. Ses hanches cherchant celles de son amant, une de ces jambes enlaçant celle de Renji qui gémit lorsque leurs sexes se rencontrèrent. Ce halètement poussèrent le plus jeune à imprimer un mouvement plus lourd contre le corps solide auquel il s'accrochait.


Le désir de Renji monta telle une lame de fond et dévastatrice. Les doigts de l'homme descendirent sur les formes sinueuses du jeune homme. Ses derniers trouvèrent le passage étroit entre les fesses du roux qui se contracta sous cette visite empressée. Les délicieux mouvements imprimé par ces derniers firent anhéler le jeune homme qui s'accrochait faible à Renji qui maintenant engloutissait son sexe. Cette chaleur et cette humidité sur sa verge donnèrent des vertiges au jeune homme qui avait délaissé les activités sexuelles depuis quelques temps déjà.


Le cœur d'Ichigo battait tellement sourdement qu'il résonnait à l'intérieur de ses oreilles. Ses halètements s'étaient presque transformés en crie, son corps se tordant sous les caresses ensorcelantes de Renji. Sans qu'il puisse prévenir, le roux se sentit partir et se crispa sous la libération de la tension accumulée depuis quelques minutes. Son corps se cambra pour retomber doucement sur le matelas.


-         Renj...


Une bouche recouvrait la sienne et l'odeur ainsi que le goût si particulier maintenant de cette dernière l'enivra. Les mains d'Ichigo saisirent les cheveux fermement de son amant pour approfondir encore le baiser échanger. Sa langue cherchant avec fièvre celle de l'autre. Lorsqu'ils reprirent leurs souffles le roux chuchota :


-         Je te veux...


Un léger sourire s'inscrivit sur les lèvres du Dieu qui répondit à l'attente du jeune homme en se glissant en lui en rétorquant :


-         Tout comme moi... amour...


Un baiser coupa toutes protestations. Renji attendait que l'humain s'habitue à sa présence tout en l'embrassant sensuellement, caressant, cajolant, grignotant les lèvres du roux. Lorsqu'il vit le visage de l'étudiant se détendre, l'immortel bougea doucement son bassin tout d'abord, il se redressa légèrement et pris appuis sur ses bras pour porter son poids uniquement sur le bas de son anatomie. Même si Ichigo ne pouvait voir le regard de son amant, les yeux de Renji était devenu incandescent sous la passion. Il perdait peu à peu le contrôle et bientôt, il s'abandonna à sa passion si longtemps contenu. Il avait faim de ce corps mortel. Leurs corps bougeaient à l'unisson, les doigts d'Ichigo s'étaient crispés sur les bras puissants de Renji. Le miel des yeux d'Ichigo... Renji allait s'y noyer !


°°0°0°°


Renji attira à lui son amant et souffla :


-         Ne me quitte pas... mon amour !

-         A... amour ? Répéta Ichigo hébété


Les longs doigts de Dieu coururent sur le visage du roux avec une extrême tendresse...


Je suis irrémédiablement amoureux de toi...

à demain pour la suite...
- Communauté : Fan-Fiction Yaoi - Par Jijisub
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Mercredi 24 juin 2009






Chapitre qui n'a pas été bêta reader !
dsl pour les fautes...




Renji songea à Ichigo durant son repas. Yatchiru était venu le rejoindre mais il répondit à peine à ces questions. La jeune femme observa son père pendant quelques instants et finit par se taire. Préférant scruter ce visage familier mais qui arborait pour la première fois depuis bien longtemps une mine préoccupée. Elle se demanda ce qui avait ébranlé son père durant son voyage. Le Dieu de l'Amour quant à lui resta hermétique à l'énergie spirituelle de sa fille.


Pendant son temps d'observation, Renji avait vu qu'Ichigo était mal traité par ces "camarades" de chambré. Même si chacun avait sa chambre individuelle, certains membres profitaient de la cécité du jeune homme pour lui voler ses affaires, notamment des colis qu'ils recevaient. La plupart du temps, ils se moquaient de lui ou l'ignoraient. Sauf un certain, Kiego, Mizuroh, Shouhei et Uzuru qui lui restaient plus ou moins fidèles mais qui au bout d'un moment... laissait le jeune homme de côté puisqu'il était diminué pour certaines activités.


Une semaine lui avait suffit pour se rendre compte de la situation pénible d'Ichigo. Que pouvait-il faire pour aider le roux ? Les Dieux et Déesses avaient été oublié depuis longtemps par les hommes... mais cela ne voulait pas dire qu'ils n'existaient plus et surtout qu'ils n'avaient plus leurs pouvoirs. Renji monta un plan dans sa tête lentement et finalement, se décida à rendre visite à Ukitake. En tant que Dieu des Rêves, il pouvait transmettre des messages.


Renji poussa sa chaise et se leva brutalement à la surprise de Yatchiru qui s'était presque endormis assise.


-         Où vas tu 'pa ?

-         Voir Jyuushiro...

-         Pourquoi ?

-         J'ai besoin d'un service.

-         Pourquoi... ou plutôt pour qui ?


En entendant la question, Renji fut troublé et s'arrêta devant sa fille. Ils s'observèrent un instant en silence et Yatchiru se douta qu'une personne avait touché le cœur de son père. Doucement et sans se moquer, la Déesse du Foyer demanda :


-         'Pa... De qui tu es tombé amoureux ?

-         Qui te dit que je suis...

-         S'il y a une chose que tu ne peux pas me cacher, c'est tout ce qui touche à la famille. Je l'ai sentit quand toi et maman vous alliez vous séparer... et là, je sens que tu es irrémédiablement amoureux. Qui ?


Renji serra la mâchoire et repris sa marche ignorant la question de Yatchiru. Le Dieu traversa la longue salle blanche ou de nombreuses plantes vertes et fleurs encombraient soit les murs ou le sol. Une fontaine se trouvait entre des colonnades taillées en spirale et seul le doux bruit de l'eau s'écoulant paisiblement se faisait entendre. Des statues d'enfants, d'hommes et de femmes se trouvaient dans des niches incrustées aux murs. La longue table en verre qui se trouvait au centre de la pièce, était posée par des pieds en pierres sculptées. Une corne d'abondance se trouvait posée au centre entièrement emplis de fruits de toutes les saisons. La pièce rayonnait comme si cette dernière avait une vie propre qui lui permettait d'atteindre dans le fond de leurs cœurs les visiteurs.


Yatchiru observa le dos de son père qui quittait sa salle à manger. La simplicité de Renji aussi bien moral que par sa présentation physique attirait le regard et les amitiés. Yatchiru ne le dirait jamais, mais elle l'admirait. Cette force tranquille et tout cet amour qu'il était capable de donner... Jamais malgré toutes les facéties de sa mère ou des siennes, il ne s'était fâché. Oui... Renji méritait bien son rang de Dieu de l'Amour pour accepter chacun tel qu'il était. Elle regarda s'éloigner le Dieu grand et élancé dont le kimono soigneusement ouvragé mais simple par la forme lui donnait une certaine prestance. Les longs cheveux rouges qui atteignaient sa taille, se balançaient doucement au rythme de son pas assuré. Elle allait aider son père qu'il le veuille ou pas ! Elle allait en parler à sa mère et former un plan. La jeune fille bondit sur ces pieds.


°°0°0°°


Renji traversa son palais sans rencontrer âmes qui vivent. Lorsqu'il sortit la brise souleva paresseusement le tissus de son vêtement, ainsi que ses longs cheveux. Il avait une main posée à l'intérieur de sa veste. Le visage grave qu'il arborait, était inhabituel. Sosuke qui traversait le jardin se situant entre tous les palais, alors qu'il se rendait dans celui de Nanao pour régler quelques problèmes vit son petit-fils au loin. Sosuke plissa les yeux et trouva ce dernier préoccupé. Ce qui était un événement en soit. La voix de Grimmjow demanda ironique :


-         Ne me dit pas que tu vas jeter ton dévolu sur Renji ?


Le Dieu de tous les Dieux se tourna vers l'échanson qui avait troublé ses pensées.


-         Je crois que j'en ai déjà assez avec toi et Retsu... Pas la peine de m'ajouter encore des problèmes !


Sosuke se moquait ouvertement de son interlocuteur qui se renfrogna en grognant pour toute réponse :


-         Voilà que je deviens un « problème » !


Le Dieu haussa un sourcil moqueur et se tourna à nouveau vers son petit fils qui se dirigeait vers le palais du Dieu des Rêves.


-         Que lui veut-il ? Y aurait-il un problème dont on ne m'aurait pas informé ?

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